Un mur en pierre dans son jardin

(1er/12/17)

Construire un mur de pierres dans son jardin peut avoir plusieurs fonctions : Délimiter des parcelles ou des espaces dans le jardin, le cloisonner, retenir la terre et la stabiliser, faire des plate-bandes de différents niveaux ou simplement décorer son jardin !

Il faut commencer par choisir des pierres de différentes tailles, mais pas arrondies : les plus grosses seront mises sur les bords, les plus petites au milieu. Les brosser avant de les utiliser pour qu’elles adhèrent plus solidement à l’édifice.

  • Pour démarrer correctement le mur, il faut délimiter le périmètre du mur en tendant des cordeaux.
  • Creuser le sol pour faire les fondations : pour un mur d’un mètre de haut, les fondations doivent se faire dans un trou d’au moins 50 cm de profondeur. La largeur du trou doit être égale à deux fois la largeur prévue du mur (installer des cordeaux pour définir les limites du mur).
  • Remplir le trou de fondation : poser des pierres de blocage dans le fond du trou, verser du mortier par-dessus (il est possible d’ajouter de la chaux qui solidifiera le mortier) et poser des fers à béton tous les 15 cm environ en les reliant les uns aux autres par du fil à ligaturer. Faire plusieurs couches de la même manière et laisser sécher une bonne semaine.
  • Quand les fondations sont sèches, élever le mur. Pour cela, étaler du mortier et commencer à placer les pierres comme pour un puzzle : commencer par poser les pierres d’angle, puis disposer d’autres pierres en prenant soin de choisir les faces des pierres extérieures. Etaler à nouveau du mortier sans oublier les interstices. Faire autant de couches souhaitées :  bien recouvrir les interstices de la couche du dessous avec des pierres? Ce chevauchage permettra une meilleure tenue du mur. Ne pas oublier de vérifier à chaque rangée, la verticalité avec un niveau à bulles et un fil de plomb.
  • Pour un fini impeccable : terminer par une couche de mortier en lissant bien avec une truelle.

ATTENTION : Si le mur en pierres n’est pas bien construit, il peut être terriblement dangereux !

Que faire après la tempête ?

(01/11/17)

Après un phénomène violent et souvent peu attendu, comme une tempête, les plantes et les végétaux ont été malmenés : il faut donc les soigner : feuilles, branches, arbres, fleurs, fruits, tout semble dévasté !

En France, une tornade sur cinq se produit en hiver : heureusement, à cette période là la plupart des végétaux est au repos.

Il faut tailler ce qui est cassé et faire un traitement anti-fongique sur les branches blessées. Enlever les arbres tombés, éventuellement les débiter, sauf si on peut arriver à les redresser ou à les replanter (possibilité non négligeable avec de jeunes arbres).

Ensuite, il faut vérifier les treillages et les réparer s’il y a des dégâts. Redresser les tiges grimpantes et tutorer les plantes qui ont souffert. Les grosses pluies ravinent le sol et apportent de nombreux débris : il faut bien sûr les ramasser pour faire place nette et tailler les branches cassées : tailler toujours au dessus d’un oeil pour permettre la repousse ultérieure et faire des tailles franches et nette). Profiter du moment pour rempoter les plantes qui ont souffert, en les mettant dans des pots plus grands.

Pulvériser de la bouillie bordelaise pour éviter la propagation des bactéries sur les fruits, légumes et plantes en formation.

Biner et sarcler la terre après le passage d’un orage ou d’une tempête pour ameublir la terre et pailler fortement !

Une niche pour le chien

(1er octobre 2017)

Un chien peut vivre dehors toute l’année sous notre climat, à condition d’avoir un endroit où il peut se reposer et s’abriter : sa NICHE !

La taille de la niche est le point sans doute le plus important : une niche est faite pour dormir et non pas pour jouer ! le chien doit pouvoir s’y mettre debout, assis ou allongé, mais si la niche est trop grande le chien ne pourra pas s’y réfugier pour s’y réchauffer…Il est aussi important de placer la niche dans un endroit calme, non passant pour éviter les aboiement intempestifs du chien. Il faut aussi trouver une place bien à l’ombre pour que le chien ne suffoque pas sous la chaleur.

Un plancher en bois garde bien la chaleur et permet au chien de se sécher rapidement, si le climat dehors est un peu hostile. Le choix des matériaux est important : il faut trouver des matériaux évidemment non toxiques, mais résistants aux intempéries (vent, pluie, orage,…) : Bois, plastique, mais surtout pas de ciment ! La niche doit aussi être surélevée pour que l’air circule bien dessous et pour éviter l’humidité du sol.

Un toit amovible permet d’aérer la niche régulièrement, de la nettoyer facilement et de la désinfecter périodiquement pour éviter la prolifération des parasites et de leurs oeufs !

(d’après la SPA)

Réussir sa culture de plantes en pot

(04/09/2017)

Pour réussir la culture des plantes en pot, il suffit de suivre quelques règles simples mais efficaces . Ainsi les balcons, terrasses, petits jardinets ou même salons, salles à manger, cuisine, entrée ou chambres trouveront une décoration naturelle, fraîche et colorée !

Il faut avoir envie de jouer avec les couleurs et les matières des pots, en laissant courir son imagination, mais il faut tenir compte de chaque plante choisie ; moment de floraison, saisonnières ou non, besoin racinaire de chacune pour déterminer le pot qui pourra être adéquate. Une première règle est  que la hauteur du pot doit être égale au tiers de la hauteur de la plante. On peut choisir des plantes retombantes en avant de la jardinière ou des plantes basses ; en deuxième plan ou des plantes de différentes hauteurs ; etc…Mais il faut être vigilant : dans une même jardinière, il faut associer des plantes ayant les mêmes besoins en eau, en lumière, en chaleur.

Le drainage est très important : il s’agit de permettre un bon écoulement de l’eau d’arrosage qui évitera la stagnation de l’eau au niveau des racines et donc réduira le risque d’asphyxie des racines( surtout en hiver, période à laquelle le gel peut faire mourir les racines si l’eau ne s’écoule pas bien du pot).

  • Choisir un pot troué (un à trois trous selon la taille du pot).
  • Former un lit de drainage (1/5 de la hauteur du pot) en déposant une couche de billes d’argile, de morceaux de poterie, de cailloux, de graviers,…Le lit de drainage peut être accompagné d’écorces broyées.
  • Déposer un feutre géotextile en faisant remonter les bords le long du pot (facultatif, mais efficace).
  • Poser un substrat adapté à chaque plante qui se compose en général ainsi : 1/3 de terre de jardin, 1/3 de terreau de feuilles, 1/3 de sable grossier. Mais il est bon de se renseigner sur les besoins de chaque plante : certaines sont faites pour assumer une sécheresse extrême, d’autres ont de grands besoins en humidité.
  • Tasser et arroser.
  • Poser les pots à l’ombre et bien surveiller le temps que les plantes s’acclimatent à leur nouvelle vie.

La chasse au Chiendent !

Définition du Larousse : « Nom commun à diverses graminées envahissantes et nuisibles, vivaces, aux rhizomes traçants, à croissance rapide, appartenant à 5 genres différents ».

Le chiendent se propage par ses graines, mais aussi par ses rhizomes longs, blancs et souterrains. Si le chiendent monte en graine, il peut facilement se disséminer dans les airs et se reproduire très, très vite ! Pour éviter une reproduction excessive, il faut absolument l’enlever régulièrement. Pour se faire, il faut enlever tous les rhizomes, sans les casser car ils se reproduiraient encore plus rapidement : utiliser un outil qui saura aller les chercher jusqu’au fond de la terre : fourche-bêche ou grelinette. Le moment le plus propice pour arracher le chiendent se situe après une pluie qui aura ameublit le sol : l’arrachage peut alors se faire à la main.

Une seule espèce est parfois culitvée pour son rhizome, utilisé en brosserie : c’est « le chiendent à balais ».

Le chiendent doit son nom au fait que chien et chats, et autres animaux sauvages mangent ses feuilles pour se purger : son effet diurétique est bien connu ! Faire sécher des rhizomes et les travailler en décoction ou en infusion est aussi possible pour nous les humains.

Il n’y a pas de remède miracle pour lutter contre le chiendent, mais quelques trucs et astuces peuvent contribuer à son élimination :

  • Couvrir le sol d’une bâche plastique noire (pour cacher l’inesthétisme, on peut la recouvrir de paillis ou de galets) pendant 6 mois : le chiendent va mourir tout seul car il sera privé de lumière.
  • Déserber à la main : arracher manuellement, puis verser de l’eau de cuisson de pomme de terre sur le terrain. Cette eau évitera une repousse rapide. Ou répandre du sel de déneigement après un arrachage manuel.
  • Planter des oeillets d’Inde ou des soucis : ils répandent des substances toxiques qui permettent l’amoindrissement  de l’envahissement  de ces graminées.
  • Utiliser du désherbant thermique : Malgré une impression de supression rapide, ce désherbant stimule en fait la production de nouvelles tiges !
  • Utiliser du désherbant chimique : PAS DU TOUT ECOLO ! : Répandre sur le terrain, loin des plantations, car ce désherbant ne fait pas la différence et tue tout sur son passage, et attendre au moins 15 jours avant de retourner la terre. Mais même le Round’up ne vient pas à bout de cet ennemi tenace…

Quelque soit la solution choisie, il ne faut surtout pas laisser le chiendent sur le sol après l’avoir arraché, il se développerait à vive allure ! Ne pas le mettre non plus dans le compost car il le ruinerait en le polluant largement : le mieux est de le brûler.

 

Les vertus du Paillage

(1er juillet 2017)

La nature ayant horreur du vide, et la terre n’aimant pas rester nue, le paillage permet de nourrir le sol, de garder la fraîcheur de la terre et empêche le développement envahissant par les mauvaises herbes. Potagers, vergers, haies, arbres et arbustes, massifs fleuris, plantes en pot ou jardinières : tous sont concernés par le paillage…

Il s’agit de recouvrir la terre de matériaux organiques, minéraux ou plastiques qui vont nourrir et protéger la terre (paille, fougères, écorces de pin, éclats d’ardoise,..).

Voilà six bonnes raisons d’utiliser le paillage :

  • Limiter l’arrosage et éviter le dessèchement du sol : le paillage absorbe l’eau et maintient l’humidité du sol.
  • Limiter le développement des mauvaises herbes et éviter le désherbage chimique : le paillage ralentit la pousse des plantes adventices.
  • Enrichir le sol : le paillage organique en se décomposant se transforme peu à peu en humus, très bon pour la qualité de la terre.
  • Favoriser la vie microbienne du sol : L’humidité et la concentration des composés organiques favorisent le développement de micro-organismes. Cette protection  sert aussi de refuge pour certains insectes comme ceux qui pollinisent.
  • Eviter le tassement de la terre sous l’effet des pluies et des vents. Dans le potager ou dans les massifs fleuris, on peut pailler entre les rangs.
  • Protéger les plantations des gelées et des gros coups de froid.

Il existe essentiellement trois sortes de paillis.

  • Les paillis organiques : Ils sont composés d’éléments végétaux comme les écorces de pin, la tonte de la pelouse, les feuilles mortes, paille coupée, tailles de haies d’arbres ou d’arbustes…Ce paillis se dégrade au fil du temps, mais chacun se décompose à une allure qui lui est propre. Ainsi la tonte de pelouse ou les feuilles mortes se décomposent en seulement quelques semaines, alors que les copeaux de bois mettent plusieurs années à se transformer.
  • Les paillis minéraux : Ils réchauffent le sol et ne sont pas biodégradables. Mais ils peuvent être un atout en déco de jardin ! On posera des billes d’argile, de l’ardoise pillée, des débris de poterie, de la roche volcanique,…
  • Les paillis plastiques ou textiles : Le plastique n’est pas toujours esthétique et il se dégrade peu à peu en se déchiquetant, mais il est facile à poser. La toile de jute ou la toile géothermique sont aussi simples à poser et beaucoup plus jolies.

Pailler en hiver ou au printemps pour les rosiers, arbustes et vivaces et Pailler après la plantation des cultures annuelles en laissant de l’espace pour que les semis puissent bien lever.

Pour les terres acides qui accueillent des camélias ou des hortensias , les aiguilles de pin forment un bon paillis, mais ATTENTION : Les écorces et aiguilles de pin ou les feuilles d’arbustes persistants acidifient le sol ! Les écorces de pin maritime ont une durée de vie d’environ 4 ans. La tonte de gazon est riche en azote et se décompose en quelques semaines. Les feuilles mortes ou les paillettes de lin sont d’une manutention aisée et agréable, mais elles ont du mal à rester en place. Les rosiers aiment bien les fougères sèches et broyées qui sont riches en potasse et en silice. Les tiges de chanvre broyées ont une durée de vie d’environ deux ans.

Autrement, il est possible de mettre son imagination au service de son jardin et d’utiliser du gravier, des galets, du sable, de la brique pillée, des morceaux de carton…

 

Une piscine se prépare avant un départ en vacances !

(1er juin 2017)

Partir en vacances et retrouver sa piscine remplie d’eau verte, fluorescente, ou marron et visqueuse : voilà une vision peu sympathique qui gâche un peu le retour ! Alors voici quelques conseils pour partir l’esprit tranquille en vacances pour une semaine ou plus, en laissant sa piscine au repos !

  • Nettoyer au robot et à la brosse à fond la piscine : parois, fond du bassin, lignes d’eau,..
  • Bien nettoyer le filtre et les skimmers ainsi que les appareils liés au filtrage de l’eau.
  • Nettoyer l’eau et faire un traitement anti-algues et vérifier le PH et le taux de chlore et de calcaire.
  • Refaire le niveau d’eau : si le niveau d’eau est insuffisant, de l’air peut entrer dans les skimmers et donc désamorcer la pompe.
  • Laisser le filtre en marche en le programmant sur la moitié du temps ordinaire et mettre des blocs de chlore à dissolution lente pour assurer une désinfection diffuse et efficace.
  • Si l’eau est tratée au PHBM (Polymère d’Hexa Methylenes Biguanide), positionner le taux sur environ 30 mg/litre. Il suffira à votre retour de nettoyer le filtre.
  • Aucune précaution particulière à prendre si la piscine est traitée par électrolyse au sel.

Il existe aussi des forfaits « vacances » proposés par des piscinistes, si vous souhaitez vraiment partir l’esprit libre !

La domotique (équipements spécifiques installés chez vous) permet aujourd’hui de suivre l’évolution de sa piscine à distance via un smartphone ou un ordinateur : température de l’eau, taux de chlore, …Toutes les informations sont données en temps réel. il est aussi possible de donner des ordres à sa piscine !

Mais le mieux de tous les systèmes reste l’ami ou le voisin qui vient prendre le relais le temps des vacances en venant une à deux fois par semaine : un coup de main contre quelques baignades !

Un carré potager : à faire soi-même !

(2 mai 2017)

Fabriquer soi-même un carré potager permet de choisir ses dimensions idéales dans le bois de son choix, et bien sûr le coût par rapport à l’achat d’un carré potager acheté tout fait en boutique, est moindre ! En plus, on a la fierté de sa réalisation ! Créer son carré potager permet non seulement de faire une déco personnalisée dans son jardin, mais aussi d’éviter au maximum que les mauvaises herbes envahissent les plantations. Il est aussi plus facile d’accéder à toute la surface plantée sans piétiner l’un ou l’autre plant.

Pour faire un beau carré potager :

  • Choisir son bois : bois de coffrage, récupération de palette,…Dans la mesure du possible : choisir un bois non traité…
  • Découper des planches de la longueur souhaitée, puis assembler ces planches avec des cornières métalliques et des boulons poêliers (la vis doit faire la longueur de l’épaisseur du bois pour n’être pas soumise aux aléas des variations de température).
  • Pour les plus courageux, il est bon d’enduire les planches utilisées d’huile de lin par exemple(chauffée préalablement pour une bonne pénétration dans les fibres du bois), pour protéger au maximum le bois.
  • On peut aussi découper les planches du carré potager de façon à pouvoir les emboîter les unes dans les autres (découpe en mortaise et tenon qui permet un assemblage sans clous, ni vis).
  • Il est préconisé de « doubler » les planches ou de les garnir soit d’un film plastique, soit de tissu géo-textile. Certains doublent leur carré potager, c’est à dire qu’ils mettent deux planches sur chaque côté. Ainsi, quand le bois s’abîme (et cela finit toujours par arriver), on peut enlever le premier niveau de planches, le remplacer sans toucher au contenu du carré précieux !

L’utilisation de palettes de récupération est d’une part très tendance et permet d’autre part de fabriquer un carré potager original, sur pieds, que l’on posera dans le jardin ou sur un balcon :  en récupérant les planches des palettes et avec un peu d’imagination, on fabrique un carré, des pieds pour ce carré et un fond pour ce carré.

Au lieu de faire des bordures en bois, on peut aussi imaginer des bordures minérales (pierres, pavés,…) qui sont plus durables que le bois car ces bordures ne pourriront pas. Le coût est aussi un peu plus élevé ! Mais l’imagination peut aussi amener à faire des bordures végétales (petits arbustes, buis,…) jolies, bien intégrées mais qui demandent un entretien certain.

  • Pour finir, remplir votre carré potager de terre végétale et de compost. Ca y est, vous êtes prêt pour une récolte qui vous appartient totalement !

Et si on créait un mur végétal ?

(31 mars 2017)

Mettons du vert sur toutes les surfaces verticales  : mur végétal, bac ou pot en suspension, mur-vivant, mur-manteau,…Le mur végétal apporte gaité et fraîcheur dans des espaces réduits à l’extérieur (clôture, poteau, mur de séparation,…), comme à l’intérieur (entrée,salon,…). Le mur végétal crée un espace de convivialité et de nature. Il fait partie de la décoration intérieure, d’oeuvre d’art ou de l’écologie urbaine.  les villes andalouses font très bien fleurir des grilles, des portes,…en positionnant des pots de tailles et de couleurs différentes.

Le mur végétal peut servir de refuge aux petits oiseaux, voir même aux petits mammifères. Il peut même être utilisé pour l’épuration des eaux usées d’une habitation. Il existe aussi des potagers verticaux où poussent pommiers, vigne, haricots grimpants,…Si l’exposition du mur est ensoleillé, il y a un grand choix de plantes, si l’exposition est plutôt ombrageuse, il faut penser aux fougères par exemple. Plus on monte sur le mur, moins les plantes ont besoin d’eau, mais plus elles ont besoin de soleil !

Ces murs donnent l’illusion d’un vrai jardin en optimisant chaque M2 au sol.

Patrick Blanc, né en 1953, s’inspire d’un article d’une revue d’aquariophilie pendant son adolescence pour filtrer l’eau de son aquarium. Il découvre en 1972, des plantes tropicales qu’il va fixer sur des planches de feutre (noix de coco, laine de roche, sphaïgnes, puis ensuite feutre synthétique imputrescible) qui vont permettre aux racines de se développer. Les couches de feutre imitent les mousses qui se développent sur les parois rocheuses qui servent de support aux racines.

 

Beaucoup de murs végétaux sont conçus avec des systèmes ingénieux d’irrigation, d’apport d’engrais, voir de jardinières ou de poches spécifiques.

Il existe deux grands modes de culture verticale :

– La culture hydroponique : utilisation d’un substrat inerte (sphaignes : mousses acides qui retiennent l’eau ; fibre de coco ; laine de roche ; billes d’argile ; ..).

« Les végétaux sont insérés entre deux couches de feutre imputrescible non tissé, appelé « aquanappe » ou « Hortinappe ». Le feutre est irrigué par de l’eau et des sels nutritifs qui retombent dans un bac de récupération. Cette eau est remontée à l’aide d’une pompe vers les cultures en hauteur :  ce système fonctionne en circuit fermé. Ce mécanisme peut être camouflé derrière une couche de feutre qui joue le rôle de substrat. Les différentes couches de feutre sont agrafées à des plaques de PVC ou de bois étanchéifiées. Le tout étant fixé au mur par des tasseaux de bois ou de métal. Ce système demande un entretien très régulier.

– La culture classique : utilisation d’un substrat non inerte (compost ; argile ; tourbe ; …)

Les plantes peuvent être cultivées dans des poches en plastique, des modules en feutre, des cages en métal (acier galvanisé ou inox). Dans ce cas là, chaque cage est remplie de substrat. Chaque module doit être cloisonné par du géotextile non tissé qui gardera l’eau ou par du paillage tissé. Il faut arroser régulièrement ni trop, ni trop peu : toute la difficulté est là ! La quantité de substrat permet de réguler l’arrosage.

Aujourd’hui, il existe des kits avec des alvéoles spécifiques pour les plantes, conçus avec un système de ferti-irrigation intégré.

Mais on peut juste poser des treillages, sur lesquels on fait grimper du lierre, du jasmin, des roses, des bignones,…et déjà c’est un régal pour les yeux !

(cf Mur Mure Végétal)

La culture des plantes aromatiques

(Mars 2017)

              Dans les jardinières, il est important de différencier les plantes aromatiques qui ne se cultivent pas toutes de la même manière : Différence de sol, d’entretien, d’arrosage, de besoin en lumière ou en chaleur. Il y a des plantes aromatiques à feuillage caduc : ciboulette, estragon, oseille, menthe, raifort ; des bisannuelles comme le persil ; les annuelles : basilic, coriandre, aneth,… Les vivaces et les bisannuelles se plantent de mars à novembre : la récolte se fait toute l’année pour les persistants et d’avril à septembre pour les caduques. Pour les annuelles, la plantation se fait d’avril à juillet, la récolte de juin à octobre.

Persil : Il ne dure qu’un an. Il a besoin de mi-ombre et d’un arrosage régulier pendant trois semaines, soit jusqu’à la levée. Il faut protéger le persil pendant l’hiver avec une cloche ou un voile d’hivernage. Gare aux pucerons et au mildiou !

Ciboulette : Vivace à la saveur épicée qui aime le soleil. Il dure au moins deux ans et a besoin d’un arrosage régulier en hiver. Il faut le mettre sous serre, sous cloche ou sous un voile d’hivernage. Gare au mildiou et à la rouille !

Cerfeuil : C’est une plante caduc et bisannuelle qui aime les sols sablonneux. Le climat lui est indifférent car il est très rustique. Gare aux limaces !

Basilic : Il ne dure qu’un an et il est très fragile. Il a besoin d’une terre de type terreau universel avec de l’engrais, de l’humidité et de la fraîcheur (mi-ombre/mi-soleil). Il n’aime pas les courants d’air, ni l’arrosage direct sur ses feuilles.

Thym : Vivace qui aime le plein soleil et les terrains secs (sable, terre légère, mais possiblement caillouteux). Il nécessite un arrosage léger.

Mélisse : C’est une plante vivace et caduc qui a besoin d’un peu de soleil et  d’un peu d’ombre aussi. Cette plante aime les sols acides et bien drainés. Gare aux cicadelles et aux pucerons !

Oseille : Plante vivace qui dure au moins deux ans et qui se développe dans un sol fertile, plutôt acide. Elle a besoin à la fois de soleil de d’ombre. Gare aux pucerons, mildiou et limaces !

Menthe : A la fois persistant et caduc, cette plante a besoin  d’ombre et aime les sols argileux et humides. Il faut l’isoler car la menthe est très envahissante. Gare à la rouille et aux cicadelles !

Estragon : Plante vivace qui a besoin de soleil et qui s’épanouit en sol léger. Il faut l’arroser pendant deux semaines jusqu’à la levée. Gare à la rouille !

Rhubarbe : Plante à feuillage caduc qui aime le soleil et l’ombre et a besoin d’un sol riche complété par de l’engrais. Il faut le pailler en été pour garder un peu d’humidité. Mais il se développe très vite et devient rapidement envahissant. Gare aux pucerons !

Le mieux est de commencer par faire pousser ces plantes aromatiques dans des pots, que l’on pourra enterrer dans le jardin, puis déterrer quand l’hiver viendra pour les garder au chaud. Il est plus facile de repiquer une plante en motte que de semer des graines.

Il y a des cohabitations possibles : estragon/oseille/persil/ciboulette/coriandre/cerfeuil : besoin d’engrais : phosphore/azote/potasse ; thym/laurier/romarin/lavande : pas de besoin en engrais et très peu d’arrosage ; basilic/cresson/rhubarbe : important besoin d’eau et nécessité de mettre des cailloux au fond du pot.

Couper les tiges mortes en fin d’été pour une meilleure repousse et étendre sa collection de variétés de plantes aromatiques au fil des années. Toutes ces plantes se congèlent très bien ciselées ou séchées et enfermées dans des boîtes hermétiques.

Pour éviter les maladies, il faut limiter l’arrosage en fin de journée sur les feuilles et surtout, il faut immédiatement éliminer les feuilles et les tiges qui commencent à être malades. La pose de tête d’ail à proximité permet d’éloigner les indésirables. Les coccinelles et les hérissons sont de très bons alliés des plantes aromatiques, se nourrissant de pucerons pour les uns, de limaces et d’escargots pour les autres.

S’occuper des plantes au retour de la jardinerie…

(Février 2017)

Vous avez flashé sur des plantes magnifiques dans une jardinerie ? Belle idée, mais il va falloir s’en occuper chez vous pour qu’elles s’intègrent bien dans votre univers… Souvent ces plantes ont été achetées chez un pépiniériste qui leur a offert des conditions de vie optimales : chaleur, nourriture, lumière,…mais elles ont ensuite séjourné dans un magasin où leur exposition les a fragilisées. Elles sont souvent présentées en pots plutôt inférieurs en taille nécessaire à leurs besoins pour optimiser l’espace du magasin. Suivant le temps passé dans ces jardineries, les plantes sont plus ou moins stressées ; il faut donc leur apporter des soins appropriés à chacune d’entre elles pour qu’elles retrouvent un équilibre et s’épanouissent pleinement chez vous !

Baigner la plante dans un évier, une baignoire, une douche, selon la taille de la plante pour  réhydrater au plus vite les racines et vérifier que les racines ne sont pas trop atrophiées, auquel cas, il faut rempoter la plante dans un contenant adéquate. Vérifier que toutes les feuilles et ramages sont sains. Si ce n’est pas le cas, les soigner au plus vite pour éviter toute contamination aux autres feuilles ou branches.

Si la plante a besoin de beaucoup de soleil, l’approcher doucement et surtout progressivement de son point de chaleur idéal pour ne pas risquer de la brûler ! Les jardineries ne prennent pas forcément en compte le besoin de chaque plante, mais plutôt leur mise en valeur face aux acheteurs potentiels…

Et si on réalisait une allée en graviers ?

(le 31/12/2016)

rateauPour réaliser une allée en graviers, il existe plusieurs étapes selon l’utilisation prévue de l’allée : allée piétonne ? Carrossable ? d’Agrément ?

  1. Après avoir défini l’utilité de l’allée, il faut choisir un terrain stabilisé et renforcé. Si l’allée n’a pas de dénivelé, il faut créer une pente dans le bas de l’allée pour permettre l’écoulement des eaux de pluie.
  2. Délimiter les contours de l’allée à l’aide d’un cordeau pour des abords bien droits et rectilignes. Si l’allée doit être courbe, il faut planter des piquets ou des sardines tout le long du contour, puis tendre une grosse corde que l’on maintiendra soit par des piquets, soit avec des tuyaux souples, style tuyaux d’arrosage.
  3. Désherber l’espace dédié aux graviers.
  4. Décaisser pour faire les fondations : 25 cm pour une allée carrossable, 10 cm pour une allée juste piétonne ou d’agrément. Le terrassement est indispensable pour une bonne longévité. Eliminer les grosses racines et bien aplanir le sol. Faire une découpe nette sur les bords pour un fini parfait.
  5. Etaler de 10 à 25 cm de caillasses en tous genres, selon l’utilisation de l’allée. Puis, bien damer au rouleau compresseur, en humidifiant régulièrement pour bien tasser. Boucher les trous avec du sable de chantier pour obtenir un revêtement uniforme.
  6. Disposer tout le long de l’allée un feutre géotextile qui créera une barrière physique entre le terre et les graviers, tout en laissant passer l’eau. A la place d’un feutre géotextile, on peut utiliser des dalles stabilisatrices de graviers, ou dalles nid d’abeilles. Elles sont hexagonales, en polypropylène (durée de vie supérieure à 10 ans). Le gravier ou le gazon est stabilisé malgré les passages répétés de voitures, vélos, poussettes : l’allée devient véritablement carrossable, le gravier reste confiné dans les alvéoles des dalles. Un film géotextile est intégré et soudé, il permet à l’eau de circuler tout en empêchant les mauvaises herbes de faire surface.
  7. Etaler les graviers à la pelle, puis râtisser pour une bonne uniformité.
  8. Délimiter l’allée en la bordant de grosses pierres, de poutres de bois, de briques…pour empêcher la dispersion des graviers sur la durée.

Pour 25 m2, il faut compter 1 m3 de graviers pour une couche de 4 cm. Le coût est d’environ de 60 à 80 €/m2. Le gravier est à compléter tous les 2 à 3 ans.

 

 

Purge des robinets extérieurs

( Le 30/11/16)

rateau 2L’hiver est souvent synonyme de gel. Il faut donc être vigilant et bien protéger les systèmes d’arrosage et plus généralement les circuits d’eau extérieurs pour éviter qu’ils ne soient endommagés. Il en va de même pour les tuyauteries placées dans des locaux non chauffés. En gelant, l’eau prend du volume et peut déformer les tuyaux, voir même les faire éclater. Il s’en suit alors des risques de fuites importantes.

En général, l’installation de tuyaux extérieurs est pourvue d’un « robinet de purge »sur la partie la plu basse. Il faut commencer par fermer ce robinet ou couper la vanne d’arrivée d’eau et ouvrir tous les robinets qui en dépendent pour purger le tuyaux. Puis, refermer la vanne ou le robinet de purge.

Si le froid est intense, protéger les gaines et les robinets pour éviter leur dégradation, surtout s’ils ont un âge avancé ! Mais ne pas mettre du papier journal, ni de la laine de roche qui retiennent l’eau. Ranger les tuyaux d’arrosage au sec et hors gel ou isoler les tuyaux avec des tubes isolants (tubes de mousse qui enrobent les tuyaux). Il peuvent être attachés par des colliers en plastique ou du gros scotch.

Pour les raccordements en T :  Faire une incision triangulaire dans le tube d’isolation au niveau du raccordement du premier tuyau, puis tailler le deuxième tube d’isolation en pointe pour qu’il s’ajuste au premier.

S’il y a des coudes dans les tuyaux : vriller le tube d’isolation pour une bonne adhérence au tuyau.

Si les canalisations sont enterrées au delà de 80 cm dans le sol, elle sont alors protégées…

Ne pas oublier de tout remettre en état de marche pour la première utilisation au printemps. Mais ATTENTION de ne pas ouvrir les robinets trop largement pour éviter les éclaboussements dûs à l’air resté dans les tuyaux tout l’hiver.

Les habits d’Hivernage

(1er novembre 2016)

Comment protéger ses plantes en hiver ?

rateau 2Certaines plantes frileuses ne peuvent pas être rentrées dans la maison en hiver, ou même juste mises hors du froid, du gel, des tempêtes. Il faut cependant les protéger tout en les laissant respirer ! Plusieurs techniques existent pour remédier aux attaques de l’hiver, chacune en fonction de la nature de la plante que l’on souhaite abriter : paillage, housses d’hivernage ou voiles d’hivernage.

Le paillage de 5/8 cm au pied des arbustes et rosiers permet d’éviter le gel sur les racines. Pour les terrains secs, la tourbe est recommandée. Pour les terrains humides, le paillis de lin est préconisé. Le paillage peut aussi se faire avec des feuilles mortes ramassées dans le jardin. Dans le potager, il faut butter les pieds des plantes : une butte de 15 cm de hauteur assure une bonne protection contre le gel pour les racines.

Le voile d’hivernage est un film en polypropylène non tissé de densité allant de 10g/m2 a 60g/m2. Plus la densité est importante, meilleure est la protection. Le voile permet aussi d’éviter les attaques de parasites. Il est idéal pour la protection hivernale des plantes non rustiques, mais aussi pour la protection des floraisons précoces et des semis précoces. Le voile est léger, il laisse passer la lumière, l’air et l’eau. Il assure un effet de serre plus ou moins accentué.

En posant un voile sur la tête des fruitiers, ceux ci voient leurs bourgeons et petites pousses protégés. Pour les plantes dont les ramures sont souples : relever et ramasser les ramures vers le haut en les attachant avec un lien souple et poser dessus un voile d’hivernage. Si les ramures sont épaisses : soit on dispose un voile directement, soit on peut construire une armature autour de l’arbre qui formera un abri sur lequel on déposera le voile. Le tronc des arbres peut aussi être enrobé d’une toile de jute remplie de feuilles séchées ou enrobé de manchons de paille, surtout pour les arbres qui viennent de pays chauds : oliviers, palmiers,…

Pour protéger les plantes en pot, il faut les regrouper dans un endroit qui soit le plus lumineux, le plus sec et le plus abrité du vent possible. Emmailloter les plantes une par une dans un voile solide qui descendra jusqu’en bas du pot pour garder quelque degrés supplémentaires dans la terre. On peut gagner presque 5°. Pour les pots en terre, qui peuvent éclater avec le gel, on trouve du feutre de jardin qui évitera la casse ou simplement du plastique bulles.

Pour accélérer la germination des semis : poser un voile sur les caissettes de semis ou directement sur les plantes du potager. Ce voile empêchera aussi les limaces et autres petites bêtes de s’en prendre aux plantations.

Une petite cloche de paille sur les plantations  peut donner un air de jolie déco dans le jardin tristounet en hiver !

Dès les premiers rayons de soleil de printemps : déshabiller toutes ces plantes pour qu’elles respirent totalement et retrouvent leur vivacité.

Le voile d’hivernage ne coûte pas cher. Il peut se découper facilement aux dimensions recherchées. Il se trouve dans toutes les jardineries, et même dans beaucoup de grandes surfaces.

(d’après « TRUFFAUT »)

Toiles et bâches de protection

rateauPour lutter contre les mauvaises herbes, la tentation est forte de poser des toiles ou des bâches de protection, surtout si le jardin est fait de talus et de surfaces en pente. Mais il faut être vigilant sur la nature des toiles ou bâches que l’on utilisera !

Il faut d’abord penser que ces toiles ou bâches doivent être posées avant l’hiver pour une efficacité maximum, et de toutes façons avant les plantations. Elles ont besoin d’être maintenues au sol, après avoir été étalées, par des agrafes ou des petits piquets pour que le vent ne puisse pas s’engouffrer dessous.

Les toiles de sol peuvent être tissées, en textile ou en jute biodégradable. Elles gardent le sol propre aux pied des plantations. La terre reste humide et meuble, les mauvaises herbes n’envahissent plus l’espace.

Les bâches en plastique, outre leur manque d’esthétisme, sont a proscrire car elles sont totalement imperméables : elles ne laissent donc passer ni l’eau, ni l’air.

Les feutres géotextiles sont des produits intéressants dans la mesure où ils évitent aux mauvaises herbes de pousser tout en laissant l’air circuler et l’eau se répandre dans le sol.

Les toiles de paillage tissées (trame ou quadrillage) ou non tissées sont souvent en polypropylène. Elles empêchent les UV d’atteindre le sol et diminuent l’apport d’eau. Ces toiles peuvent être plus ou moins denses. On doit donc les choisir en fonction de la nature de son sol, tout en ne perdant jamais de vue que l’air doit continuer de circuler et que l’eau doit arriver jusqu’au sol pour qu’il se nourrisse. Il ne doit pas être étouffé. Il est possible de percer la bâche sur plusieurs endroits pour aider la circulation de l’eau et de l’air.

Tout n’est pas positif dans la pose de toiles : la toile de paillage est difficile a enlever quand les plantes ont poussé : donc on ne l’enlève pas ! Ce n’est pas très beau…D’autre part les herbes ne poussent plus dessous, mais la terre manque de nutriments essentiels ( humus, matière organique), ce qui empêche le développement de la micro faune. Les plantes souffrent de n’avoir plus de nourriture assez riche pour bien grandir. Si on abuse de l’utilisation des toiles ou des bâches, le sol finit par devenir stérile. On peut donc conclure  qu’il est prudent de ne pas se réjouir trop vite en posant des toiles ou des bâches partout dans le jardin , mais qu’il est sain de penser que le paillage est la meilleure solution sur le long terme pour garder des sols en bonne santé, tout en retardant la pousse des mauvaises herbes !

De même qu »Un binage vaut deux arrosages », « Un paillage vaut dix arrosages »

A propos des fruitiers…

rateau 2A propos des fruitiers : Ebourgeonner, pincer, traiter, bouturer, greffer….Cueillir les fruits malades, véreux et ramasser ceux qui sont parterre.

Marcotter les figuiers : multiplier en enterrant une branche par sa partie aérienne jusqu’à ce qu’elle donne des racines, pour produire un nouveau végétal.

Traiter la vigne  en ébourgeonnant, pinçant et évrillant. Ciseler les grappes.

Tailler les arbres à noyaux (ceux à pépins attendront l’hiver), car la cicatrisation doit se faire avant l’hiver. Pour protéger les tailles, il faut mettre du mastic cicatrisant ou du goudron de Norvège (plus très en vogue aujourd’hui car il y a un risque de nécrose des cellules vivantes…). Les outils doivent être impeccablement propres, désinfectés à l’alcool, pour éviter toute propagation de maladies d’un arbre à un autre. Le bois est à nu, or un bois sans écorce est exposé aux champignons, bactéries et à l’humidité. Donc l’arbre peut s’affaiblir ! Les pansements adéquates contiennent des résines, ou des huiles de résine ou huiles végétales, de l’essence de térébenthine, de l’argile.

Un vrai débat autour de l’utilisation des baumes cicatrisant est ouvert : certains trouvent que ces baumes n’ont pas de véritables fonctions puisque les arbres ont eux-mêmes leur propre mécanisme de défense face aux blessures… On sait toutefois que leur utilisation n’est pas nuisible !

Récolter et Conserver

rateau 2La fin de l’été est le meilleur moment pour récolter les graines des fruits, mais aussi des fleurs. Mais il faut être patient car les graines de plantes à bulbes ne donneront des fleurs ou des fruits qu’après plusieurs années…

Il faut choisir les pieds de légumes ou de fruits dont on voudra récupérer les graines pour les replanter, au moment de la plantation : on ne pourra pas consommer ces légumes que l’on laissera aller à maturité en les soignant, sans les manger ! Quelques exceptions cependant : les graines de tomates, melons et courges se récupèrent au moment de la consommation et peuvent alors se replanter.

Quand les graines sont sèches, les trier et les mettre dans des enveloppes en papier(les plastiques ou les bocaux peuvent les faire pourrir). On peut aussi les mettre du frigo jusqu’à la saison suivante.

Pour voir si on peut resemer les graines séchées, c’est à dire pour vérifier leur pouvoir germinatif, on peut faire deux tests :

  • Déposer quelques graines sur un coton imbibé d’eau : si la moitié d’entre elles germent : la réserve est bonne !
  • Verser les semences dans un verre d’eau : celles qui restent en surface ne germeront pas (il faut alors les jeter) ; celles qui coulent au fond du verre sont bonnes à replanter.

Le TOP 6 des légumes à replanter :

  • Haricots : On les récolte quand les gousses sont desséchées mais encore fermées.
  • Pois : C’est comme les haricots.
  • Concombres : On récolte les concombres quand ils sont mûrs et jaunes et que leur pédoncule se détache. Ouvrir les concombres, placer les graines et le jus dans un bocal dans un endroit sombre pour laisser fermenter. Quand les graines tombent au fond du bocal, les laver et les mettre à sécher au soleil pendant 15 jours.
  • Tomates : Mettre les tomates dans un récipient quand elles sont très mûres, les laisser pourrir, puis récolter les graines, les laver et bien les étaler sur une grille-tamis pour les faire sécher (au moins 10 jours).
  • Poivrons : Recueillir les graines quand ils sont ridés et flétris, les étaler pour les faire sécher à l’ombre.
  • Melons : Les récolter quand la peau se craquèle et que le pédoncule se détache. récupérer les graines, les rincer et le faire sécher au soleil au moins une semaine.
  • (d’après plantes-et-jardins.com)

Les vers de compost

rateauLes vers de terre aèrent et nourrissent les sols. De couleur claire, le vers de compost (utilisé pour le lombri-compostage) peut absorber plus de la moitié de son poids par jour et transforme les déchets qu’il mange en réduisant les formations d’odeur dûes aux déchets, ainsi que la pollution qui peut s’en dégager.

Il existe trois sortes de vers :

  • Les épigés : ils vivent en surface et se nourrissent de matières organiques et de végétaux en décomposition. Ils mesurent de 5 à 10 cm. Ils ont de nombreux prédateurs, mais ont une fertilité élevée (une centaine de cocons par adulte et par an). Ils servent d’appât à la pêche, mais aussi de transformateurs dans le compost. Ils y creusent des galeries horizontales.
  • Les endogés : Ils vivent peu profondément sous la terre et donnent une trentaine de cocons par adulte et par an. Leur rôle est de filtrer l’eau dont ils séparent les particules organiques en se nourrissant de terre mélangée à la matière organique.
  • Les anéciques : Ils trouvent de la nourriture à la surface du sol et l’emportent dans des galeries verticales dans le sol. Ils fabriquent une dizaine de cocons par adulte et par an.  Il s’agit de 80 % des lombrics en Europe. Il ne faut pas les confondre avec les vers de compost, mais leurs déjections sont précieuses pour nourrir la terre.

Le ver de compost appartient à l’espèce des épigés. Il est très petit et très fin et vit de 2 à 3 ans, alors que le lombric « ordinaire » peut vivre 15 ans ! Ces vers mangent autant de végétaux, que du marc de café, des matières carboniques, de la sciure de bois,… Un kilo de vers peut manger jusqu’à un kilo de déchets ! Pour bien vivre, ce ver a besoin d’humidité, de peu de lumière, de ventilation et de calme.

Chaque ver possède à la fois des ovaires et des testicules qui va être stocké dans les réceptacles séminaux d’un autre ver. Un cocon se forme ensuite sur le clitellum de l’autre ver. Le ver se débarrasse du cocon durcissant en le faisant glisser. Les oeufs et le sperme sont déposés dans le cocon alors qu’il glisse sur les orifices des ovaires et sur les réceptacles séminaux. Après être libéré par le ver, le cocon se referme à chaque extrémité et la fécondation a lieu dans le cocon. De jeunes vers sortiront à l’une des extrémités du cocon.

Les différentes espèces de vers pour le compost :

  • L’Eisenia Fetida : rouge-violet, son corps comporte des anneaux jaune-clair. Il mesure environ 10 cm de long.
  • L’Eisenia Andrei : rouge foncé, il mesure environ 8 cm de long.
  • L’Eisenia Hortensis : Rose avec des anneaux crème

Voici quelques vers qui aident les vers de compost, tout en étant inoffensifs pour nous :

Les Collemboles (antennes et pattes minuscules) adorent nager en surface des liquides. Ils sont les ouvriers des vers à compost.

Les Diploures (semblables aux précédents, mais possédant un aiguillon sous l’abdomen qui leur permet de sauter), prédigèrent les matières carbonées pour les donner aux vers.

Les Acariens transforment certaines matières organiques pour les vers à compost.

Le taux d’humidité du compost est prépondérant pour bien démarrer un lombri-compostage. Si le compost est à l’abri, il faut l’arroser régulièrement et lui adjoindre du purin d’ortie qui va maintenir un bon taux d’humidité. L’obscurité est aussi un facteur important pour réussir son lombri-compostage !

Un site pour trouver des vers de compost pour démarrer son lombri-compostage : PLUS2VERS

335 tonnes /an de déchets sont transformés en lombri-compost !

(d’après « Vers la Terre »)

Jardiner avec les enfants !

rateau 2Jardiner avec les enfants : Un jeu et un apprentissage qui permet de développer la patience, l’attention, la discipline et le sens de l’observation dans le respect de la nature. C’est aussi le plaisir d’être avec ses enfants pour de vrais moments de partage. Les petits et les grands mettent tous leurs sens au service de la découverte : le toucher, la vue, l’odorat, l’ouïe et le goût !

Il ne suffit pas de demander aux enfants de vous aider, mais il faut leur proposer de créer leur propre coin « potager/jardin ». Pour cela, il faut leur attribuer un petit lopin de terre qui leur sera propre, ne serait-ce qu’un simple carré potager, où ils pourront expérimenter par eux-mêmes, avec votre aide, la joie de cultiver quelques fruits, légumes ou fleurs…

L’enfant, dès 18 mois, aime modeler, toucher, sentir et malaxer la  terre (comme il le fait avec de la pâte à modeler). Il faut choisir des cultures qui donnent vite des résultats : radis, tomates cerise, fraises…Il est aussi important de consommer ou de cuisiner avec eux les fruits et légumes cultivés par leurs soins : ils aimeront leurs productions, même si avant ils n’aimaient pas ces légumes. Les ayant vu pousser, ils seront curieux et plus attentifs à leurs goûts.

A partir de 7 -8 ans, les enfants attendent un résultat probant. Il faut choisir avec eux les plantations et suivre minutieusement les progrès des cultures. S’il y a des échecs répétés, l’enfant cessera très vite de s’intéresser à son potager. Il faut donc le guider, le conseiller, mais le laisser faire ses expériences. La taille de l’espace qui lui est consacré n’est pas forcément importante, pourvu que ce soit SON espace. Il doit être en mesure d’y accéder seul ! Il faut parler avec lui, lui montrer des exemples de cultures (internet peut bien aider…). Plus âgé, on peut raconter à l’enfant le cycle de la culture, le cycle de l’eau, les chaînes alimentaires, la nourriture bio et saine.

Pour intéresser l’enfant, on peut dans un premier temps de la plantation écrire le nom de chaque fleur, fruit ou légume en cours de culture sur une étiquette. On peut ensuite lui proposer de faire un herbier pour voir l’évolution de son potager d’année en année.

Le TOP 10 des enfants au potager : Radis ; Fraises ; Tomates cerise ; Salades ; Haricots ; Concombres ; Pois ; Courgettes ; Aubergines ; Pommes de terre.

(d’après potager-de-balcon.com)

Tailler les Thuyas

rateauLes thuyas forment des haies denses et durables. D’un vert profond toute l’année, ils présentent un fort pouvoir d’opacité : brise vent / brise-regards indiscrets /résistants à la pollution et aux maladies. Mais ils nécessitent beaucoup d’eau.

Le thuya peut-être planter dès le début de l’automne, mais aussi en avril/mai après le gel. Il aime à la fois le soleil et l’ombre et tolère tous les types de sol. Un paillage de pin maritime (de préférence) le protégera du froid et des mauvaises herbes.

Pour bien les soigner, ils ont besoin d’être taillés au printemps (avril / mai) et en août pour limiter leur hauteur et leur épaisseur. Il faut faire en sorte que la base reste plus large que le sommet, pour permettre à la pluie et à la lumière de pénétrer dans la haie.

La taille de printemps se fait en sève montante : elle accélère la croissance ; la taille de fin août permet de maîtriser cette croissance.

Planter des piquets de part et d’autre de la haie et attacher un cordeau à la hauteur de la coupe désirée. Tailler en premier le bas de la haie et remonter en taillant de plus en plus court jusqu’au cordeau. Installer une échelle sécurisée, puis à l’aide d’un taillehaie bien horizontal et parallèle au cordeau, tailler toutes les têtes de thuyas qui dépassent du cordeau. Arroser abondamment.

(Cf « Au Jardin »)

Se doter d’une maison pour les insectes !

rateau 2Pour avoir un jardin bio superbe et favoriser la biodiversité : dotez-vous d’une maison pour les insectes ! C’est un abri en bois constitué de plusieurs compartiments distincts, remplis de matériaux naturels. Il s’agit donc d’installer un refuge pour recueillir les insectes qui vont agir sur la biodiversité du jardin. Les insectes, prédateurs naturels des nuisibles, pollinisent nos jardins.

La maison pour les insectes, appelée aussi hôtel à insectes, doit être orientée au sud ou au sud-est, face au soleil, surtout en début de journée, elle doit être proche d’un parterre de fleurs (qui sera son restaurant) et placée dans un coin reculé du jardin à l’abri des intempéries et à au moins 30 cm du sol. Cet hôtel permet d’abriter des insectes qui vont repousser les nuisibles comme les limaces, les pucerons ou les psylles.

Comment installer les locataires ?

  • Les Chrysopes : boîte remplie de fibres d’emballage avec quelques ouvertures en fentes (prédateurs des pucerons, araignées rouges et cochenilles).
  • Les Bourdons : boîte avec un trou de 10 mm de diamètre avec une mini planchette d’envol (ils pollinisent).
  • Les Abeilles solitaires : briques remplies d’un mélange de glaise et de paille (elles pollinisent et absorbent les chenilles et les pucerons).
  • Les autres Abeilles et Guêpes solitaires : Natte de roseau enroulée ou bois sec avec des trous (elles pollinisent).
  • Les Hyménoptères : tiges à moëlle, comme les ronces, les rosiers ou les framboisiers (ils pollinisent).
  • Les Insectes xylophages : vieux bois empilés (prédateurs des pucerons et chenilles).
  • Les Forficules : pot de fleur rempli de fibres de bois (prédateurs des pucerons et chenilles).
  • Les carabes : morceaux de branches (prédateurs des limaces et escargots, chenilles et pucerons).
  • Les Coccinelles : planchettes rapprochées (prédateurs des pucerons).

Un hôtel à insectes regroupe plusieurs « chambres », des abris spécifiques pour chaque type d’insectes. Pour attirer les locataires : déposer à l’entrée de leur « chambre » de ‘l’attractif à coccinelles » ou de la « nourriture pour papillons » !

(d’après « Terre vivante »)

Les plantes grimpantes

rateauLes plantes grimpantes comme la glycine, les clématites, le passiflore, le kiwi, le lierre, le jasmin,la vigne-vierge, les capucines, les volubilis, les bougainvilliers…habillent les maisons, les murs, les palissades, les treillages, les pergolas, les grillages,…Elles sont recherchées pour leurs fleurs et leurs couleurs (bignones, rosiers grimpants,…) ou pour leurs parfums (chèvrefeuille,jasmin,…).

Les grimpantes ont besoin d’un support pour s’accrocher (un mur, un tuteur,..). Certaines grimpent très vite, mais doivent être replantées chaque année : capucines, pois de senteur…D’autres plantes sont vivaces à feuillage persistant ou caduque.

Outre s’accrocher pour orner les murs ou les grillages, les plantes grimpantes se marient très bien avec les arbustes et les arbres. Elles peuvent même se planter sur des talus, à l’horizontal en maintenant par des petits crochets les tiges qui se répandront sur le sol.

Il faut choisir ses plantes grimpantes en fonction de l’exposition de l’emplacement que l’on souhaite agrémenter : s’il y a de l’ombre, le lierre sera une belle grimpante ; s’il y a beaucoup de soleil, on privilégiera la bignone, le jasmin ou la vigne ; pour un emplacement mi-ombre/mi-lumière, le chèvrefeuille ou la clématite semble approprié.

La mise en terre se fait au printemps. Avant tout, il faut s’assurer que la motte n’est pas trop sèche (au besoin, la tremper dans un récipient jusqu’à ce que les bulles d’air cessent de remonter à la surface). Creuser ensuite un trou plus grand que la motte qui entoure les racines. Déposer quelques cailloux de drainage au fond du trou, recouvrir d’un peu de terreau ou de compost. Ensuite, incliner la motte vers le support qui doit recevoir la plante et reboucher le trou. Etaler alors une légère couche de compost et de paillage fin et enfin, arroser abondamment (10 litres d’eau par pied) et attacher les jeunes tiges pour les aider à se développer verticalement.

La taille des plantes grimpantes est très réduite. Elle consiste juste à dégager les portes, les fenêtres, les tuyaux, les gouttières…La vigne cependant a besoin de taille plusieurs fois dans l’année pour favoriser la fructification et la glycine doit être aérer avant la floraison, ainsi qu’en août pour prévoir la floraison suivante.

Changer la nature de son sol !

rateau 2Il existe quatre types de sol :

  1. La terre argileuse : Très humide et imperméable. La terre se crevasse avec la chaleur, elle est difficile à travailler en période de pluie. Elle est bonne pour les pissenlits, les hêtres, les chênes, les poiriers, les pommiers…
  2. La terre calcaire : Les cailloux remontent sans cesse du sous-sol. Elle est assez facile à travailler et accélère la décomposition des matières organiques. Elle est bonne pour l’érable, le tilleul, le noyer, le cerisier…
  3. La terre sableuse : Très perméable et peu fertile. Elle est facile à travailler, l’eau circule bien, elle a pourtant tendance à s’enfouir au fond, ce qui rend la terre pauvre. Elle convient à la bruyère, fougère, ajonc, rhododendron, hortensia…
  4. La terre humifère : assez perméable, mais est capable de retenir un peu d’eau. Elle se travaille facilement, mais s’il y a trop d’eau, cette terre devient de la boue. Elle est bonne pour les tomates, salades, mais les fougères et les bruyères s’y plaisent bien aussi .

La terre se définit aussi par son PH (potentiel hydrogène). Si le PH est inférieur à 7, la terre est acide (on peut alors apporter un peu de calcaire pour la modifier). Si le PH est supérieur à 7, la terre est dite basique (on peut apporter de la terre de bruyère pour la modifier).

Un amendement est un produit apporté au sol pour augmenter sa fertilité et améliorer son PH, sa structure et/ou ses éléments nutritifs.Les amendements organiques permettent de nourrir durablement les plantes (fumier,compost, paille,écorces…). Les amendements minéraux corrigent le PH (chaux, cendres, sable, argile, sulfate de fer..). Les engrais complètent le travail des amendements.

Une bonne terre de jardin doit avoir un PH supérieur à 6,3 et inférieur à 6,8 avec 65 % de sable ; 20% d »argile et 5% d’humus.

Si la terre est trop argileuse : apporter régulièrement du composte et/ou du fumier ainsi que du sable pour alléger la terre. Installer aussi un système de drainage pour éviter la stagnation de l’eau.

Si la terre est trop calcaire : travailler régulièrement le sol en ajoutant du fumier et des engrais verts.

Si la terre est trop sableuse : arroser très souvent et répandre de grosses quantités organiques pour nourrir les plantes.

Enfin, si la terre est trop humifère : apporter de la chaux, du phosphore et du potassium pour modifier le PH et drainer le sol à plusieurs endroits.

(d’après Truffaut)

En janvier : Soigner son sol !

rateau 2Le bon jardinier doit soigner son sol pour en tirer le meilleur parti possible. Le sol doit être nourri. Sous nos pieds, un gros travail d’assimilation, de transformation, de recyclage, se fait chaque année.

4 éléments composent la terre :

– Le calcaire : Formé de carbonate de chaux, il neutralise l’acidité de la terre et nourrit les plantes.

– L’argile : C’est une roche sédimentaire qui retient l’eau et fixe les engrais autour des racines.

– Le sable :  Il allège le sol et permet à l’air de circuler et à l’eau de pénétrer.

– L’humus : Il est formé de décomposition par les micro-organismes vivants dans le sol  de débris végétaux qui se  transforment en éléments minéraux afin de nourrir le sol.

Avant d’agir sur le sol que l’on veut utiliser pour ses cultures, il faut d’abord s’assurer que le sol est un bon socle pour recevoir des plantations : est-il assez riche en fer ? En humus ? Contient-il une micro-faune et/ou une micro-flore ?

1 ère étape :  Aérer le sol par bêchage léger pour permettre la circulation de l’eau et son absorption par les plantes.

2 ème étape :  Mélanger à la terre existante un maximum de compost (le fait-maison est bien sûr le meilleur !) et/ou du fumier pour favoriser le développement de la faune et de la flore utile au sol. Les algues sont aussi de bons éléments pour nourrir la terre.

3 ème étape : Laisser le sol se reposer, et surtout, ne pas le piétiner pour qu’il reste le plus meuble possible. Les vers de terre vont commencer leur travail en déplaçant les matières organiques nécessaires à l’enrichissement de la terre (travail horizontal et vertical).

4 ème étape : Pailler le sol grossièrement mais de manière régulière pour éviter les mauvaises herbes qui peuvent provenir du compost ou des graines apportées par le vent, et garder une humidité confortable pour la terre et pour les vers de terre qui sont de véritables ouvriers…

On peut aussi utiliser une bâche de culture pourvue de nombreux micro-trous pour permettre à la terre de se reposer et de respirer.

(d’après plantes-et-jardin.com)

Culture des plantes d’intérieur en hiver

rateau 2Que l’on rentre ses plantes dans la maison ou sous une serre, il faut toujours avoir à l’esprit : 1) Elles ont besoin d’un minimum de lumière (attention aux garages et aux sous-sols qui sont souvent complètement noirs !) ; 2) La température ne doit pas être trop élevée (maximum 18° pour la plupart des plantes, 10°pour certaines, comme les agrumes, les lauriers roses, les cyclamens…) ; 3) le lieu ne doit pas être trop sec (regrouper les plantes dans un même endroit, et poser chaque pot sur un lit de gravier ou de billes d’argile que l’on arrosera régulièrement…). Mais attention à ne pas trop arroser (sauf les fougères). Les soucoupes sous le pot, ne doivent pas garder d’eau. Par contre, il est très utile de brumiser le feuillage.

Nettoyer régulièrement les feuilles avec une éponge propre et humide pour leur permettre de bien capter la lumière et favoriser le phénomène de photosynthèse. Les feuilles cherchent le soleil et se courbent naturellement vers la source de lumière. Il suffit de faire pivoter le pot d’1/4 de tour de temps en temps pour rétablir l’équilibre.

ATTENTION :  Ne pas attendre le début des gelées pour rentrer les plantes d’intérieur dans la maison ou sous la serre : le choc entre les deux mondes, déjà brutal de par la différence  de milieu sera encore plus profond avec la trop grande différence de température !!!

Ne pas mettre d’engrais en hiver dans les pots de vos plantes, pour laisser le temps à la plante de se reposer. Ne pas rempoter non plus pendant cette période…

La taille des agrumes

rateau 2Mandariniers, orangers, citronniers…les agrumes se répandent un peu partout dans les vérandas, ou comme plantes d’intérieur. Ils nécessitent des soins simples, mais réguliers. Il faut tout au long de l’année être attentif pour maintenir des branches bien fournies et laisser passer la lumière au coeur de la plante, sans l’éclaircir trop sévèrement ! Il est important d’ôter les bois morts, de couper les branches qui en croisent une autre, d’enlever les rameaux les plus faibles. Quand plusieurs fruits poussent sur la même branche, il est utile d’en supprimer certains pour permettre aux autres de bien se développer.

Une taille pour obtenir un arbuste en sphère surbaissée :

Cette taille permet d’obtenir des arbustes bas et protège l’agrume des coups de froid, comme des coups de chaud. Il faut couper les rameaux principaux, ce qui va induire des ramifications, puis créer un deuxième étage de végétation, puis couper les rameaux secondaires (nouvel étage) etc…

Une taille pour obtenir une plante en tige :

Supprimer les départs latéraux en laissant les flèches pour favoriser la pousse de nouveaux bourgeons (à supprimer au fur et à mesure sur la partie basse). Quand l’arbuste arrive à la taille désirée, il faut l’étêter et ôter les branches latérales.

Pour la taille d’entretien :

Quand l’arbuste a une forme qui vous convient, comme vous l’aimez, une taille tous les é ans suffit : Mais ATTENTION, cette taille doit se faire après la fructification pour garder à votre arbuste toutes les chances de donner de beaux fruits…et ne pas l’affaiblir !

3 fois par an, les agrumes ont besoin d’un engrais spécial agrumes : avant la floraison, en juin avant l’éclaircissage et en septembre pour fortifier les fruits. Comme pour les rosiers, un arbuste vigoureux a besoin d’une taille légère..Un arbuste chétif doit être sérieusement taillé pour retrouver vigueur et énergie…

Dans les régions un peu froides, les agrumes sont mieux en pot qu’en pleine terre, car on peut ainsi les rentrer à l’intérieur avant les gelées. Le mieux est de trouver un endroit clair et pas trop chauffé (maximum 10°). Si les agrumes sont en pleine terre et ne peuvent donc pas être transportés à l’abri pour l’hiver, il faut les protéger des gelées avec un voile d’hivernage.

 

(d’après Gerbeaud.com)

Entretien de la pelouse

rateauL’herbe a jauni pendant l’été, puis séchée et l’eau ne s’écoule plus comme elle devrait le faire. Il faut donc redonner de la vigueur aux vieilles pelouse en les scarifiant (cela permet d’enlever les mauvaises herbes et les mousses accumulées). Si on ne souhaite pas scarifier totalement sa pelouse, il faut quand même l’aérer en perforant le sol à l’aide d’une fourche ou d’un aérateur mécanique… La pelouse a besoin d’engrais : parsemer d’engrais  (bio tant qu’à faire…) pour accélérer le processus végétatif et pour fertiliser le sol. Tondre régulièrement, mais la tonte doit être haute (environ 6 cm), contrairement au printemps qui demande une tonte courte. Arroser moins souvent (Une fois par semaine), mais plus longtemps (4 litres d’eau/m2) le soir ou la nuit pour permettre aux racines de descendre en profondeur. Eventuellement, semer une nouvelle pelouse, si celle de l’année écoulée est trop moche !

Scarification  :

Des mousses, résidus de tonte ou racines mortes empêchent l’eau de pénétrer dans la pelouse. Celle-ci s’étouffe…La scarification peut se faire au râteau pour les petites surfaces ou au scarificateur électrique (pour les surfaces inférieures à 500 m2) ou au scarificateur thermique (surfaces supérieures à 500 m2). On peut mettre des outils de coupe à peigne qui arrachent bien la mousse, ou des outils de coupe à couteaux qui en plus d’enlever la mousse, aérent bien le sol. Avant de scarifier, il faut tondre la pelouse à 2 cm, régler les outils à 3 ou 4 mm maxi sous la terre et veiller à agir sur une terre meuble mais pas détrempée. Après l’opération, tondre la pelouse pour ramasser tous le résidus.

(d’après « Jardiner Malin » et « Femme Actuelle »)

Taille des arbres à noyaux

rateau 2La taille des arbres à noyaux se fait de la fin de l’été jusqu’au début de l’hiver, mais il faut tout au long de l’année faire des tailles intermédiaires, plus légères pour maintenir la salubrité de l’arbre.

La taille permet de remodeler l’arbre et de rajeunir les rameaux productifs. Elle permet de fortifier l’arbre, de produire régulièrement des fruits et de solidifier la charpente. Les branches trop longues deviennent grêles et portent des fruits sans harmonie, ni esthétisme. La taille d’un fruitier est obligatoire chaque année pour un bon rapport entre production de fruits et renouvellement du bois.

Avant de commencer, il faut enlever tous les fruits momifiés ou pourris qui restent sur l’arbre ; puis couper les branches qui poussent vers l’intérieur pour apporter de la lumière au centre de l’arbre et obtenir une répartition des fruits homogène. Il faut obtenir un oeil à bois ou deux qui donneront des rameaux de remplacement l’année suivante. Pour continuer la formation des branches charpentières, il faut les raccourcir en laissant un oeil à bois, juste avant l’emplacement taillé, qui va aider au prolongement de la branche.

Les plaies de taille donnent souvent des suintements de gomme susceptibles d’attaquer la bonne santé de l’arbre, faisant apparaître des maladies. Pour éviter cela, il faut enduire les parties coupées de mastic cicatrisant, qui sera efficace tout l’hiver. Brosser les écorces des arbres avec une brosse à chiendent permet de réduire les attaques de parasites (ils ne pourront pas venir se nicher sous les mousses et vieilles écorces).

Les arbres à noyaux supportent très bien la taille pendant la récolte durant l’été : c’est la taille en vert.

 

L’Arrosage automatique

rateau 2L’arrosage automatique est tentant car il permet au jardinier d’économiser son énergie d’une part, d’économiser de l’eau d’autre part, si le système est bien réglé !.. Une pelouse a un besoin en eau entre 0 et 5 litres/m2/jour selon les saisons.

Un système enterré est tout à fait approprié pour une pelouse, mais le coût est élevé.

Pour bien choisir, il faut suivre 4 étapes :

1) Calculer la surface à arroser : prendre les mesures de la parcelle à arroser (géométrie et typologie), les reporter sur un plan, puis noter la configuration du terrain (massifs, dénivellements, obstacles divers…). Puis réaliser le plan du système d’arrosage

2) Tenir compte du débit et de la pression en eau. Pour calculer le débit d’eau de votre installation : prendre un seau de 10 litres, ouvrir le robinet qui servira à votre arrosage en fermant tous les autres et remplir le seau. Compter les secondes nécessaires au remplissage du seau et appliquer la formule suivante :

contenance en litres/temps en secondes x 3,6 = débit en m3/heure.   Ce chiffre permet de calculer le nombre de réseaux à poser.

3) Déterminer les attentes : durée d’absence, autonomie attendue…Le programmateur permettra de déterminer à quels moments déclencher l’arrosage.

4) Définir le budget disponible.

Que choisir entre le système enterré ou le système de surface ????

Le système de surface ou le système volant : Les tuyaux sont posés directement sur le sol. Ce système est peu onéreux, peut s’installer sans professionnel, convient aux petites surfaces et peut se déplacer. Mais ces tuyaux sont visibles donc le rendu est peu esthétique et risque de générer des fuites !

Le système enterré est d’une grande efficacité, adapté aux grandes surfaces et offre une belle esthéticité. Mais il demande des études de professionnels, de creuser des tranchées et il est très onéreux.

(d’après « Comprendre Choisir »)

Désherber, tailler, semer, récolter…..

rateau 2Le temps des récoltes est là ! Il faut sarcler, butter, tailler, bouturer, …On bichonne la vigne et on greffe les gros arbres fruitiers, sans oublier de pincer les pommiers et les pousses de tomate qu’il faut aussi tuteuriser.

Il est temps de tailler les potirons et les courges ; de récolter la rhubarbe, les oignons, les laitues, les petits pois, les radis, carottes, concombres, courgettes, pêches, cassis, framboises….

Il faut étêter les aubergines au-dessus du second bouquet sur la tige principale et traiter les pommes de terre contre le mildiou avec une pulvérisation de bouillie bordelaise. Semer la mâche, la coriandre, les choux d’hiver et les navets.

Continuer d’éliminer les fleurs fanées et les mauvaises herbes pour une récolte optimale, bîner les massifs pour casser la croûte, et surtout arroser souvent et régulièrement (même le tas de compost a besoin d’un peu d’arrosage en cette période!).

 

Et si un départ en vacances est prévu : Désherber et Pailler avant de partir !!!!