Poids écrasant du chauffage pour les ménages ruraux

22% de la population, soit prés de 6 millions de français sont aujourd’hui en précarité énergétique : personnes isolées, en milieu rural, jeunes (moins de 30 ans) ou agées (plus de 60 ans) doivent choisir entre se chauffer ou se déplacer ! Pour beaucoup, plus ils s’éloignent des grandes villes, plus les salaires diminuent, plus la part énergie (chauffage/déplacemnent) augmente : pour certains ce poste peut atteindre 50% du revenu.. Les retraités sont en première ligne avec 1,8 million de précaires et chez les actifs, ce sont les ouvriers (26,8%). Ceux qui se chauffent au fioul sont plus fragiles que ceux qui utilisent l’élèctricité.  La Lorraine et l’Auvergne, régions froides exposent 27,4% de leur population à une impossibilité de régler leur note de chauffage. De gros problèmes de transport se posent en Auvergne (16%) et dans le Limousin (17,5%).

(d’après J. Cossardeaux, “Les Echos” du 8 janvier)

Habitat partagé / Habitat participatif

Habitat partagé, habitat participatif, ou comment vivre ensemble chacun chez soi ! Appelé aussi co-habitation ou co-housing, en immeuble ou en maison, en ville ou à la campagne, cette alternative développe un nouvel art de vivre où l’on choisit ses voisins et son logement que l’on conçoit avec eux selon des règles établies ensemble.

L’habitat, dit auto-géré, est apparu dans les années 70. Il est trés répandu en Allemagne et en Scandinavie. En France, après un engouement d’une quinzaine d’années, le mouvement s’est tari.. Mais il repart depuis 10 ans pour faire face à la crise, aux logements trop chers, et à l’anonymat qui s’est peu à peu installé !

Les habitants sont gestionnaires et acteurs de leur vie, dans le respect de l’individu et de la vie privée. Il s’agit là d’une aventure humaine : il faut bien définir les valeurs que l’on veut voir s’épanouir dans le projet ; puis prendre en compte les besoins et exigences de chacun (travaux à réaliser en listant les possibilités de chaque habitant tant financières que manuelles…) ; enfin, il faut savoir animer les membres du groupe pour les fédérer sur la réalisation du projet.

Pour valider l’aventure, il faut se poser la question de la forme juridique et du montage financier : co-propriété ? SCI ? Coopérative d’habitants ? Statut associatif ?… L’habitat est ainsi adapté aux besoins de chacun en économisant moyens et espaces ! Ce mode de vie ne peut se concrétiser que si chacun est prêt à se mettre à l’écoute de l’autre, à l’attention de son voisin, prêt à partager et développer le sens de l’innovation dans la recherche d’une harmonie écologique.

Alternative à la maison de retraite pour les plus agés, mais aussi au babysitting pour les plus jeunes, l’habitat partagé relève les défis sociaux et crée du lien social par les échanges transgénérationnels qu’il génère. La mise en commun de matériel ou d’espaces communs (buanderie, outils de jardinage, transport, énergie, salon, salle à manger, cuisine..) demande de la solidarité, de l’entretien et surtout de la bienveillance…C’est le prix à payer pour une bonne autonomie des logements privatifs et une bonne gestion des espaces communs. Si cela est possible, on peut aussi imaginer la mise en place d’un potager commun, potager qui peut assurer une autonomie partielle ou totale alimentaire (id pour un verger ou un petit élevage…).

En France, il existe aujourd’hui plus de 400 projets en cours…Le phénomène prend de l’ampleur et attire de plus en plus d’adeptes ! Mais ATTENTION : il ne faut pas se tromper… Les exigences sont presque aussi nombreuses que les bénéfices !

Deux sites à aller voir ! Faites-nous part de vos réflexions…

Voir voisins volontaires de St Nolff

Voir Eco habitat groupé

1 français sur 5 en situation de précarité énergétique

Selon l’observatoire de la précarité énergétique (ONPE), la facture énergétique est un sujet de préoccupation important pour 80% des ménages, et un poids important voir très important pour 2 ménages sur trois. Si les indicateurs actuels indiquent que 3,8 millions de foyers se trouvent en situation de précarité énergétique, ils seraient en réalité bien plus nombreux…

Le critère jusque là retenu etait un critère de ressource, un ménage est en précarité énergétique s’il dépense plus de 10% de son revenu en énergie au sein de son logement. Dans son premier rapport, l’ONPE montre que ce critère masque une réalité bien plus sombre et prend désormais en compte la surface du logement, la taille du foyer, la qualité du bâtiment et intègre la réalité et notament les ménages se trouvant  déjà au-dessous du seuil de 10% du fait de restrictions de chauffage. Egalement l’ONPE distingue une PE (précarité énergétique) logement et une PE mobilité.

Les nouveaux indicateurs retenus font passer la population concernée par la précarité énergétique de 3,8 millions de foyers à 5,1 millions de foyers impactant… 11,5 millions de personnes, soit 20% de la population totale du pays.

Le nouveau crédit d’impôt Transition énergétique

Depuis le 1er septembre 2014 et jusqu’au 31 décembre 2015, un nouveau crédit d’impôt très incitatif est entré en vigueur avant même l’adoption du projet de loi sur la transition énergétique en cours au parlement, afin d’accélérer la demande en faveur des travaux d’économies d’énergie dans l’existant.

Il faut que les travaux soient dans votre habitation principale, qu’il s’agisse de travaux d’efficacité thermique, d’installation de chaudières à condensation, ou d’équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable

-Un taux unique à 30%

-Sans obligation de bouquet de travaux.

-Sans condition de ressource

-Sous réserve d’un artisan ”qualifié” RGE à partir du 1er janvier 2015

Pour plus d’informations, contactez-nous: Le mulot 02 97 47 63 59

Electricité: Hausse des tarifs au 1er novembre

Les tarifs réglementés de l’électricité pour les particuliers augmenteront de 2,5 % à partir du 1er novembre, conséquence de l’application de la nouvelle formule de calcul et d’un rattrapage sur les tarifs appliqués en 2012 et 2013.

Cette augmentation, définie par un nouvel arrêté tarifaire publié au Journal officiel, intervient après le gel d’une hausse de 5 % prévue au 1er août par le gouvernement, qui avait prévenu que les tarifs augmenteraient plus modérément à l’automne. Selon cet arrêté, cette augmentation applicable à quelque 28 millions de foyers par EDF, se décompose en :

  • une hausse de + 0,9 % au titre du rattrapage tarifaire.

Il fait suite à la création d’une nouvelle méthode de calcul dite « par empilement », qui fixe désormais les tarifs par l’addition des coûts des différentes composantes de la filière, en intégrant le prix de l’électricité sur les marchés de gros. Ce nouveau mode de calcul est censé mieux protéger le pouvoir d’achat des consommateurs. Le rattrapage tarifaire doit, lui, permettre de couvrir le manque àgagner subi par EDF en 2012 et 2013.

Les pays émergents champions des énergies renouvelables !

La Chine, l’Inde ou l’Afrique misent de plus en plus sur les énergies renouvelables, au point que ce secteur s’y est développé plus vite ces 5 dernières années que dans les pays développés, selon Bloomerg New Energy Finance. Dans les 55 pays étudiés, 142 gigawatts (GW) de nouvelles capacités d’énergie renouvelable ont été installés entre 2005 et 2010 (+18,8% par an en moyenne) contre 213 GW (+12,8%) dans l’OCDE. En 2013, les émergents font quasiment jeu égal avec les pays de l’OCDE (37GW contre 43 GW).

Source les échos 29/10/14.

Quelques pistes pour un habitat sain….

Quand on fait construire sa maison, le choix de matériaux du gros oeuvre est trés important pour la respiration de la maison (briques ou bois sont à la une aujourd’hui…). Le constructeur doit aussi choisir un isolant qui ne génèrera pas de poussière à l’intérieur ! L’installation d’une VMC est aussi un point crucial : la VMC simple flux est plus courante car plus économique à l’achat que la VMC double flux. Pourtant celle-ci est beaucoup performante en termes de confort et d’économies d’énergie ! Ceci dit, même avec une bonne ventilation, ouvrir ses fenêtres un quart d’heure par jour minimum est totalement indispensable (même en hiver..). Cela permet à l’atmosphère de l’habitation de se renouveler quotidiennement :   on sait que l’air intérieur d’une maison est souvent bien plus pollué que celui de l’extérieur .

Un chauffage par le sol avec des câbles électriques est porteur d’un champ magnétique néfaste pour ceux qui vivent là : il vaut mieux dés le départ opter pour des serpentins qui laissent circuler un liquide caloporteur, liquide qui se déplace en circuit fermé, chauffé à basse température (40° maximum) : il s’agit du chauffage hydraulique. D’autre part, si vous souhaitez poser chez vous une cheminée à bois, pensez à un insert, plutôt qu’à une cheminée ouverte : la chaleur se répartit mieux dans la pièce et les particules ne s’échappent pas dans tous les recoins de la pièce ou de la maison…

Les branchements électriques sont aussi des sources de nuisances : Regrouper les plus gros consommateurs en énergie (comme le frigidaire, le congélateur, les machines à laver..) en un seul point de la maison, le plus loin possible du lieu de vie et éviter les prises électriques en tête de lit ! Le choix des ampoules est trés important, il faut arriver à allier confort, maîtrise de l’énergie et minimisation des mauvais rayonnements électriques. La Box du téléphone, l’ordinateur et la télévision ne peuvent pas trouver leur place prés d’un lit.. Cela pourrait perturber sensiblement le sommeil.

Pour ce qui est de la décoration, le choix des revêtements, murs ou sols est important pour un confort maximal ! Les peintures ou moquettes diffusent sur tous les éléments de la maison  des COV (composés organiques volatiles) persistants. Il existe des matériaux écobiologiques. Les meubles en aggloméré sont à éviter car la colle la plus employée dégage longtemps des odeurs toxiques ; la chaleur comme l’humidité accentuent le phénomène.

Voici donc quelques piste à suivre pour un bon niveau de confort, dans un esprit éco-logique !

(d’après Natura Maison N° 6)

Brève : Nouveaux indices boursiers pour investir en polluant moins !

“Comment agir pour baisser l’empreinte carbone du portefeuille tout en évitant de sacrifier le rendement ” ? L’américain MSCI (Morgan Stanley Capital International), qui est une entreprise de services financiers, publiant notamment les indices boursiers et mesurant la performance des marchés boursiers de pays économiquement développés, lance un nouvel indice à la demande d’AMUNDI (Fonds de pension suédois) et du FRR (Fonds de Réserve pour les Retraites) qui regroupe des sociétés dont les niveaux d’émission de carbone et de réserves d’énergies fossiles sont inférieurs aux moyennes du marché : TOTAL, LAFARGE ou NESTLE sont exclus du projet, permettant ainsi dediminuer de 62 % l’emprunte carbone de l’indice européen… MSCI espère fortement un “effet d’entraînement” !

(Les Echos, 17 septembre 2014)

Granulés : ça bouge !…

Depuis deux ans, on assiste à une véritable explosion des ventes de granulés, mais pour l’obtention d’un Eco-Prêt à taux 0 (à partir de septembre 2014) ou pour toucher le CIDD (Crédit d’impôt) pour l’installation d’une chaudière à granulés (à partir du 1er janvier 2015), les installateurs devront être RGE : Reconnus Garant de l’Environnement.

Les granulés ou pellets sont obtenus par compression des sciures de bois de résineux et de feuillus, sans aucun additif chimique. Ces sciures  et résidus ne sont plus des déchets depuis longtemps, ils peuvent devenir des panneaux de particules ou de la pâte à papier…

Malgré son prix croissant, cette énergie est deux fois moins chère que l’électricité, et 30 % moins chère que le fuel (qui continue d’augmenter chaque année !…). elle se place juste après la plaquette forestière et le bois-bûche. A l’achat, les granulés sont presque trois fois plus chers que le bois-bûche, mais le pouvoir calorifique est largement supérieur ! Les producteurs sont obligés de diversifier leur matière première et donc d’investir : d’où l’augmentation forte des pellets depuis 2 ans…

En France, les granulés sont fabriqués localement, à partir de copeaux issus de sciages de bois résineux locaux : pins, épicéa, sapin, douglas… ou de feuillus : chêne, hêtre, chataîgner… Mais les producteurs explorent de nouvelles pistes comme le bois de taillis de feuillus ! Le marché français est pourtant très en retard par rapport aux autres pays européens, malgré les 1.250.000 tonnes prévues pour 2015 (500.000 tonnes en 2011). La filière française s’autosuffit pour l’instant quand l’hiver est doux, mais doit importer en cas d’hiver froid, les consommateurs étant en plus de plus en plus nombreux ! On trouve aujourd’hui une cinquantaine de producteurs en France qui tentent de maintenir l’autosuffisance du pays.

Le prix d’un poêle se situe autour de 5000 €, alors qu’une chaudière peut aller jusqu’à 15.000 €. Il existe aussi des poêles hybrides, capables de receuillir du bois-bûche et des pellets. Les prix sont très variables en fonction de la rentabilité recherchée, mais de nombreuses aides permettent au final un retour sur investissement rapide, le combustible étant largement moins cher que le fioul, le gaz ou l’électricité…Ce marché est pour l’instant un marché de renouvellement, les autres combustibles ayant un prix en constante augmentation ! L’intérêt est un coup de pouce à l’écologie, mais aussi la possibilité de réglages et de programmations…

ATTENTION : Une chaudière ou un poêle à granulés demande de l’entretien pour maintenir sa performance, voir même pour éviter qu’il ne tombe en panne…. Selon la gamme choisie, il faut en plus d’une intervention de professionnels une fois par an, vider régulièrement le cendrier quand il est plein !

(d’après Architecture Durable N° 19)

Nouveau service du mulot: la vidange de fosse

camion-réalisant-une-vidange-de-fosse-septique

La vidange est obligatoire et nécessaire pour éviter tout engorgement des tuyeaux d’entrée et de sortie de fosse, les vidanges doivent se faire par un professionnel, nous recommandons une vidange:

-Tous les 4 ans pour les fosses septiques

-Tous les 2 à 3 ans pour les fosses toutes eaux

Et si on se grouper pour mieux négocier les tarifs … Inscrivez-vous 

La pollution retarderait la prochaine glaciation

Actuellement, nous sommes dans une période interglaciaire, appelée Holocène, particulièrement propice au développement de nos civilisations, et qui a débuté il y a environ 11 600 ans. Alors qu’une période glaciaire dure environ 80 000 ans, les périodes interglaciaires sont plus courtes (de quelques milliers d’années à 20 000 ans). Ce qui signifie que la Terre devrait connaître ”bientôt” une nouvelle période glaciaire provenant d’un lent changement de direction de l’axe de rotation de la terre et de l’excentricité  de l’orbite terrestre.

Bientôt ? Les experts s’affontent, 1500 ans pour les uns, 30.000 ans pour les autres ou… tout de suite pour certains… L’incertitude concernant l’imminence d’un hypothétique âge glaciaire découle de la faiblesse inhabituelle du rayonnement solaire minimum en été, ce qui caractérise la situation actuelle. Or, les chercheurs ont constaté que le début de l’ère glaciaire qui s’est produit il y a environ 780 000 ans, s’est amorcé dans les mêmes conditions de rayonnement solaire qu’actuellement. Toutefois, à cette époque, un facteur de taille n’était pas le même qu’aujourd’hui : il s’agit de la concentration en gaz à effet de serre.

Ouf ! Plus on émettra de CO2, moins il y aura de risque de glaciation ??? Pourvu que cet argument ne soit pas récupéré par nos ”élites”…

Inauguration du parc éolien citoyen le 14 juin à Béganne

1000 volontaires ont apporté 2,8 millions d’Euros, sur 12 millions d’€ pour financer 4 éoliennes pouvant produire chacune 2 MW d’électricité..En moyenne chaque investisseur-citoyen a participé à hauteur de 2000 € ! Des collèges, regroupant ces citoyens financeurs, ainsi que les banques engagées dans le projet assurent la bonne tenue de la gouvernance du parc.

La négociation avec EDF consiste en un contrat de rachat de l’électricité produite sur 15 ans pour alimenter 8000 habitants (hors chauffage). La prévision de rentabilité nette est de 4 % pour les financeurs.

Un deuxième projet à Sévérac (Loire-Atlantique) est lancé pour un coût final de 11 millions d’Euros, par Pierre Jourdain, à l’origine de cette idée citoyenne. Plusieurs acteurs de Béganne se lancent à nouveau dans l’aventure… Mais il existe en France très peu de projets participatifs contrairement à l’Allemagne et au Danemark qui sont très en pointe ! Cependant, l’Association Energie Partagée a crée un fond agrée par l’Autorité des Marchés financiers (AMF) qui lève 6,5 millions d’Euros auprès de 30000 souscripteurs pour déjà 8 projets en cours et une trentaine d’autres en perspective… Une loi sur le crowfunding (financement participatif) ainsi que celle sur l’économie sociale et solidaire attendues à l’automne prochain, devraient aider en France à lever les freins administratifs et juridiques, freins qui aujourd’hui marginalisent ces projets de financements citoyens…(Les Echos des 13 et 14 juin 2014, S. de Guerry et A. Feitz).

Objectif : Méthaniseurs…..

Aujourd’hui, il y a une forte demande d’aménagement des aides de l’Etat par les entreprises de biogaz…

L’objectif à atteindre est de 2 millions de tonnes équivalent pétrole en 2020 : aujourd’hui 0,35 millions de biogaz contre 3 millions de gaz naturel consommés . La méthanisation des déchets organiques est un processus de dégradation microbienne : la matière organique (ordures ménagères, agro-alimentaires, exploitations agricoles…) est transformée en biogaz (méthane et dioxyde de carbone) et en un résidu  solide ou liquide appelé digestat. Celui-ci peut servir d’engrais pour les agriculteurs. Cette énergie renouvelable a bonne côte, mais elle est encore peu exploitée. Pourtant, outre des subventions accordées par l’ADEM, l’Etat rachète cette électricité à des tarifs intéressants : entre 100 et 180 € le MWh électrique, contre 80 € pour l’éolien.  Cette réévaluation du tarif de rachat de l’électricité par EDF booste cette filière et permet en 10 ans un retour sur investissement. Le ministère de l’Agriculture souhaiterait 1000 méthaniseurs en France d’ici à 2020, pour nourrir le programme EMAA (énergie Méthanisation Autonomie Azote). Les projets comment à exploser avec 140 centrales de biogaz prévues en France pour 2014, mais l’objectif à horizon 2030 serait de 10 millions de TPE (selon l’ADEME) pour couvrir 70% des besoins français en gaz en 2050….Pour cela il faudrait développer les regroupements des grands éleveurs pour absorber les déchets d’un territoire entier ! L’Allemagne montre l’exemple avec ses 7000 méthaniseurs en activité…

En France, la Bretagne est en tête pour la production de chaleur et d’électricité à partir de biogaz issu de la fermentation de déchets verts et de lisier avec ses 31 unités de méthanisation. (d’après M. Quiret dans les Echos du 4 février 2014 et du 19 mai 2014).

Bois-énergie, le pellet séduit de nombreux foyers

Parmi toutes les solutions bois-énergie, Le granulé de bois (ou pellet à l’anglaise) a su séduire de plus en plus de foyers grâce à ces qualités: efficacité énergétique, économique, facilité de stockage et de manutention et appareils performants ! D’un point de vue économique, le coût du granulé est inférieur à celui de l’électricité pour un usage en chauffage principal (5,76 centimes d’€/kWh pour les granulés en sac contre 14,74 centimes d’€/kWh pour l’électricité).

Les poêles sont les équipements à granulé les plus rencontrés car les plus simples à utiliser, grâce à une vis sans fin qui puise dans le reservoir de stockage et un thermostat l’autonomie varie entre 12 heures (à plein régime) et 72 heures (à bas régime). Les rendements sonr de l’ordre de 80 à 85%. Depuis le 1er janvier 2014, vous bénéficiez d’un crédit d’impôt de 15% pour installer un poêle et de 25% en bouquet de travaux. La TVA est à un taux réduit pour l’installation et l’achat du granulé.

La performance du granulé est du à sa forte densité et son faible taux d’humidité, 90% du contenu énergétique du granulé est restitué sous forme de chaleur utile. La demande a augmenté sensiblement ces dernières années, rejoignez le mulot pour faire des achats groupés et garder des prix bas !

Quels choix face à la Réglementation Thermique 2012

Depuis la RT 2012,  dans le neuf, les études thermiques précèdent tout démarrage d’une construction. Ces  trois études donneront des valeurs maximales autorisées pour optimiser la construction :

1) Le CEP, ou Coefficient de Consommation Conventionnelle d’Energie Primaire : c’est la consommation maximale annuelle par m2 en chauffage et eau chaude, éclairage, climatisation et ventilation.

2) Le Bbio, ou Besoin Bioclimatique : il s’agit d’étudier la limitation des consommations en se penchant sur les ouvertures, le sol, l’éclairage.

3) La TIC, ou Température Intérieure Conventionnelle : l’étude se fait sur l’évitement de chaleurs trop élevées en été, qui obligeraient à poser un système de climatisation.

Ces exigences imposent le recours à des équipements énergétiques performants ainsi qu’à l’utilisation d’une source d’énergie renouvelable, à hauteur de 5KWh.ep.m2/an minimum, à choisir entre des capteurs solaires thermiques  ou chauffe-eaux thermodynamiques pour la fourniture d’eau chaude ; des panneaux photovoltaïques pour la production d’électricité ; des chaudières ou des poêles à bois ou des pompes à chaleur pour le chauffage.

Cette réglementation défavorise largement le chauffage électrique trop énergivore au profit des pompes à chaleur, surtout dans les régions les plus froides de l’hexagone (Nord, Nord-est : la pompe à chaleur y est dominante pour plus de 45%,contre 30% de bois et 20% de gaz). Au niveau national, le gaz est présent dans 25% des nouvelles constructions : il est intéressant d’associer une chaudière à condensation (elle extirpe la vapeur d’eau contenue dans le gaz ou le fioul, puis la condense et rejette l’eau sous forme liquide) à un chauffe-eau thermodynamique (l’énergie de l’air est captée puis transformée en énergie pour chauffer l’eau sanitaire) ou simplement de coupler une chaudière à condensation pour le chauffage et l’eau chaude et des panneaux voltaïques pour la consommation courante des appareils électro-ménagers. D’autre part, en France, le poêle à granulés ou à pellets (bâtonnets cylindriques de combustible compacté, provenant de sciures ou de copeaux de bois) occupe 35% du marché car il est peu onéreux à l’achat, mais il propose un confort inférieur à la pompe à chaleur…

Des solutions pour le bâti d’avant 2013 existent pour une consommation moindre :

1) La chaudière à condensation

2) La chaudière hybride : elle associe deux produits (pompe à chaleur électrique air-eau de faible puissance thermique et une chaudière à condensation) qui par un pilotage intelligent choisit le produit le plus performant en terme de consommation d’énergie primaire pour donner la chaleur dans la maison.

3) L’éco-générateur : il combine une chaudière à condensation pour le chauffage et l’eau chaude à un moteur Stirling pour la production d’électricité. Celle-ci se fait sans perte de chaleur car elle est récupérée pour chauffer l’eau et le confort est atteint.

La chaudière à condensation peut atteindre 20% d’économie pour un prix d’achat entre 3000€ et 5000€ : une chaudière hybride, 30% d’économie pour un prix entre 5000€ et 8000€ ; et enfin, un écogénérateur peut faire 40% d’économie pour un prix allant de 10000€ à 20000€. Le crédit d’impôt pour le développement durable (CIDD) s’applique à ces équipements (entre 10% et 25% selon le fait que cela s’inscrit ou non dans un bouquet de travaux et selon le choix de l’appareil). Certains peuvent aussi bénéficier d’un Crédit de Certificat d’Economie d’Energie et/ou selon les régions, d’aides locales qui peuvent être accordées. (d’après “La maison positive N° 23).

 

 

 

Electricité/gaz 2,75 millions de foyers ont choisi un fournisseur alternatif…

Selon le dernier observatoire trimestriel de la commission de régulation de l’énergie (CRD), 2,6 millions de foyers sur un total de 31,3 millions avaient choisi au 31 mars 2014 d’abandonner les tarifs règlementés d’EDF. C’est 135.000 clients de plus qu’au 31 decembre 2013 !

Idem pour le gaz naturel, le trimestre a été marqué par l’offre groupée lancée par UFC-Que Choisir et remportée par Lampiris, qui a finalement été souscrite par 70.000 foyers. L’économie réalisée pour les bénéficiaires est de 194€ par an… au 1er février, le prix du kwh proposé par Lampiris était de 15,5% inférieur au tarif réglementé et 3,5% de mieux que la meilleure offre du marché.

En fin de compte c’est plus de 13,7 millions d’euros de pouvoir d’achat gagnés par et pour les consommateurs.

Nuit et Réchauffement

Depuis 100 ans, même si les températures chutent à la tombée de la nuit, elles baissent sensiblement moins qu’avant : Une nuit sur deux est plus chaude en moyenne aujourd’hui qu’il y a un siècle… Le réchauffement climatique est même plus actif la nuit que le jour !

“Dans les 60 dernières années, la température de la nuit la plus froide a augmenté de 3° en moyenne sur la planète et la hausse des températures nocturnes est plus marquée que celle des températures diurnes !”. Les nuages seraient principalement responsables de cet état de fait : ils bloquent une partie du rayonnement solaire vers la terre, d’où une limitation des températures maximales le jour, mais la chaleur de la terre ne peut s’évacuer vers l’espace, donc les températures nocturnes minimales augmentent, ainsi que les gaz à effet de serre…. Ce phénomène impacte les animaux à sang froid, comme les reptiles ou les insectes, qui se développent plus vite quand les nuits sont chaudes et les animaux à sang chaud, comme les les humains, voient au contraire leur taux de mortalité augmenter quand l’amplitude thermique entre le jour et la nuit est trop faible !

Mais, depuis 15 ans, ce phénomène n’est plus aussi évident, si le réchauffement n’est pas remis en cause, dans certaines régions l’amplitude thermique entre la nuit et le jour se remet à croître … Seule certitude, partout les nuits sont et seront de plus en plus chaudes. (source : Science et Vie de mars 2014)

Quelques bons trucs anti-gaspi

Nous sommes tous à la recherche de bons plans pour faire de vraies économies, sans trop se priver !! Voici quelques trucs pour cesser le gaspillage et profiter pleinement de la vie !

Un gros budget d’électricité  est consacré aux petits ou gros appareils électroménagers, comme la machine à laver le linge ou la vaisselle, le réfrigérateur, les petits robots de cuisine, même les télévisions…Il faut choisir des appareils marqués d’une étiquette A ou A+ qui sont plus onéreux à l’achat, mais qui peuvent consommer jusqu’à 25% de moins qu’un appareil classé C. Il faut aussi savoir qu’un appareil laissé en veille consomme presque la même chose qu’un appareil en marche…D’autre part, si vous acheter un appareil neuf, soyez bien attentif à la durée de sa garantie : ATTENTION, de nombreux appareils sont programmés pour une courte durée de vie (5 ans pour un lave-linge par exemple).

Un nouveau marché s’est ouvert sur la vente ou le don de matériel d’occasion : vide-grenier, site de vente de particulier à particulier comme “le bon coin.fr” ou “radins.com” ou encore “ebay.fr”. Ceci permet de recycler des objets, des vêtements ou du matériel qui ne servent plus en prolongeant leur vie et en faisant de bonnes affaires….  Si vraiment le matériel est devenu obsolète, certains commerçants le reprennent gratuitement pour le mettre en déchetterie (GITEM par exemple à Questembert reprend les ordinateurs, l’électroménager..) ou alors des déchetteries publiques sont mises à disposition.

Le partage d’un matériel avec des amis, des voisins ou des collègues devient aussi très “tendance”. Il permet d’utiliser une variété de matériel plus importante (tondeuse, karcher, grande échelle, tracteur..) sans dépenser des sommes folles pour un matériel qui ne servira à chacun que quelques jours par an !

Les déchets des ménages constituent 80% des déchets récoltés par les municipalités, soit 1kg/jour/personne. Il est judicieux d’acheter des produits en vrac dès que possible ou des éco-recharges, ainsi que de réutiliser les sacs en plastique ou en papier. Lancez un compost dans votre jardin (pas trop près de la maison : gare aux odeurs et aux rongeurs..) que vous pourrez utiliser pour fertiliser vos plantations.. Et bien sûr, il y a toujours la bonne idée des poules qui mangent chacune jusqu’à 150 kg par an et donnent au moins 200 oeufs par an. C’est un animal peu fragile, qui a juste besoin d’un petit coin pour se mettre à l’abri du grand vent et/ou de la pluie.

Voici le temps des vide-greniers, brocantes, puces…Chinez pour trouver un objet qui vous correspond ou un meuble à retaper. cela donne une deuxième vie à ces objets et c’est en plus très gratifiant de bricoler soi-même pour la déco de sa maison !

Enfin, il est devenu facile de trier ses déchets : revues/journaux ; verre ; plastiques/emballages. Chaque commune a mis aujourd’hui des bacs de tri spécifiques à disposition des  familles. Ce tri permet de réduire considérablement ses poubelles, et grâce au recyclage de chaque catégorie de nombreux emplois sont générés ( chantiers ou entreprises d’insertion par exemple..).

Obligation de travaux sous peine de moins-value financière

Cécile Duflot  a déclaré pour préparer le terrain : “Nous devons aller vers une obligation de travaux..Les 40 milliards d’euros/an dépensés aujourd’hui par les français, souvent pour des travaux d’embellissement, doivent être réorientés vers la rénovation énergétique…La performance énergétique des bâtiments conditionnera la vente, la location ou l’indexation de la taxe financière…”

(Selon “La Maison Positive” par Ch. Faure)

Où est passé le réchauffement climatique ?

Déjouant tous les pronostics et commentaires attendus, depuis le début du XXI ième siècle, les thermomètres n’ont repéré aucune tendance au réchauffement de la planète alors que l’accumulation de CO2 s’est accélérée lors de la dernière décennie… Le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a la réponse ! L’évolution des températures n’est pas linéaire et connaîtra des pauses et des accélérations, la pause actuelle est due à:

  • La faible activité du soleil constatée depuis les années 2000
  • Une série d’éruptions volcaniques importantes qui ont propulsé des milliards de tonnes de souffre dans la stratosphère, ce qui a repoussé une partie des rayons solaires
  • L’océan, le pacifique sud et le phénomène de ”la niña” , il absorbe plus de chaleur que prévu, le cycle de courants océanique entraîne cette chaleur à de grandes profondeurs … en attendant de le remonter à la surface en fin de cycle…