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RAPPORT DE L’INRA: DES ALTERNATIVES AU GLYPHOSATE ?

L’INRA a travaillé particulièrement vite pour publier une étude sur les solutions pour sortir l’agriculture de la « dépendance au glyphosate » : à peine 1 mois pour répondre à la saisine du 2 novembre des ministres de la Transition Ecologique, de la Santé, de l’Agriculture, et de la Recherche et de l’innovation. Le président de la RépubliUE a promis d’interdire en France le glyphosate « dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans ».

7 décembre 2017

Prairie en jachère des landes de Lanvaux

 Grâce au vote controversé de l’Allemagne, l’herbicide le plus vendu au monde a obtenu un sursis de cinq ans en Europe. Comment s’en passer ? Pas de solution miracle, mais un ensemble de mesures cohérentes, face auxquelles l’obstacle majeur est l’organisation même de l’agriculture. L’Inra ne se prononce cependant pas sur la possibilité ou non de les généraliser d’ici trois ans, comme le veut Emmanuel Macron.

 Le rapport nous apprend ainsi qu’il s’est vendu en 2016 9100 tonnes de glyphosate, soit un peu plus de 10% des ventes de pesticides en France. Ce tonnage est resté remarquablement stable tout au long de cette décennie.

A la demande des quatre ministères de l’Agriculture, de la Transition écologique, de la Santé et de la Recherche, l’Inra a donc produit en un mois une synthèse des « usages et alternatives au glyphosate » dans l’agriculture française. Il n’est pas possible en si peu de temps de produire une analyse de la littérature scientifique sur le sujet, aussi le principal mérite de ce travail est de s’appuyer sur les constats effectués par les services de l’Etat (statistiques agricoles) et des filières professionnelles ainsi que des résultats d’exploitations qui se sont déjà engagées dans la réduction des pesticides.

L’action du glyphosate

« En bloquant la chaine de synthèse des précurseurs d’acides aminés essentiels, le glyphosate présente le seul mode d’action herbicide avec la double propriété d’être total (…) et systémique (il migre dans les tissus lui permettant d’atteindre les systèmes racinaires). Ceci permet de détruire ou contenir des couverts végétaux et de contrôler des espèces adventices préoccupantes », indiquent les chercheurs.

Le problème:

70% du glyphosate est épandu en « inter-culture », entre une récolte et les semis suivants, au moment où la terre à nu laisse la place aux adventices (les plantes non cultivées). Le produit est donc très utilisé dans les exploitations qui pratiquent des rotations courtes entre blé, maïs et oléagineux (colza, tournesol). Mais l’usage est aussi très lié au travail du sol. Dans les régions dont les terres sont moins riches (les zones dites « intermédiaires « ), le labour est de moins en moins pratiqué. Le « semis direct  » consiste ainsi à semer sur un couvert végétal déjà existant. Cette technique a des vertus économiques et environnementales évidentes. Elle permet d’économiser en gazole et en gaz à effet de serre en diminuant les passages dans les champs et de favoriser la matière organique des sols nourris par la décomposition d’un couvert végétal permanent. Revers de la médaille : il faut réduire ces cultures intermédiaires pour pouvoir pratiquer le semis suivant. Résultat : la totalité des exploitations qui pratiquent le non labour utilisent du glyphosate.

Les alternatives obligent à changer profondément de méthode

Comment donc se débrouillent ces agriculteurs qui se passent de Round-up ? Le réseau Dephy créé par le programme Ecophyto regroupe 3000 exploitations qui cherchent à réduire l’usage des pesticides sans pour autant être bio. De nombreuses techniques ont ainsi pu être testées, plus ou moins efficaces selon le type de culture ou le sol cultivé.

  • Il s’avère que le travail du sol et le désherbage mécanique restent les alternatives les plus efficaces pour la destruction des adventices vivaces comme annuels.  » 100% des agriculteurs du réseau DEPHY qui déclarent avoir réussi à abandonner l’usage du glyphosate dans leur ferme citent le travail du sol comme le levier majeur qui leur a permis d’atteindre ce résultat « , affirme le rapport.
  • L’autre solution qui peut être complémentaire consiste à faire pousser un couvert végétal lors de l’inter-culture pour que les graines d’adventices ne puissent germer. Le rapport estime en tout cas qu’une période de transition acceptant l’épandage d’autres herbicides que le glyphosate sera nécessaire car il n’y a pas actuellement de solution de remplacement. Les herbicides naturels à base d’acide pelargonique  » pourraient à terme être des candidats, avec une efficacité moindre que le glyphosate sur les vivaces et surtout un prix qui risque de limiter drastiquement son utilisation à grande échelle  » note le rapport.
  • Enfin, une troisième solution consiste à allonger les rotations en intercalant des légumineuses entre grandes cultures, trèfle et luzerne empêchant les graines des adventices annuelles de germer. Mais il faut pour cela soit un troupeau qui consomme ces produits soit une filière de vente. Or, l’un des drames de l’agriculture française, c’est d’avoir dissocié culture et élevage.

C’est d’ailleurs la conclusion principale de l’Inra. Sortir du glyphosate en particulier, des pesticides en général,  » passe et passera par des changements profonds « . Outre les pratiques de travail du sol, l’agriculteur devra modifier ses pratiques agronomiques notamment dans ses rotations de cultures impliquant des changements de production et revoir son organisation économique puisque ces techniques demandent plus de main d’œuvre. Or, note l’Inra,  » les principaux blocages peuvent être de nature biotechnique ou résulter de notre trajectoire agricole ayant conduit à des exploitations de grande taille, ayant peu recours à la main d’œuvre, à la spécialisation des territoires qui limitent les utilisations alternatives des terres et favorisent la sélection d’une flore adventice difficile, à des standards de marché et des cahiers des charges « . L’interdiction du glyphosate impacte directement le modèle agro-industriel qui s’est imposé depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Et le condamne à évoluer.

 

 

 

PRECARITE ENERGETIQUE: L’ACCOMPAGNEMENT ET L’IDENTIFICATION DES MENAGES EST DETERMINANTE

En 2017, l’ONEP [Observatoire national de la précarité énergétique] estime que 12,2 millions de personnes sont en situation de précarité énergétique. Il existe des critères pour définir cette situation, notamment le fait de consacrer plus que 10 % de son revenu à la dépense énergique, ou de souffrir du froid dans son logement.

3 Décembre 2017

Alors que la première vague de froid touche la France, Christophe Robert, directeur général de la fondation Abbé Pierre, évoque cet enjeu :
 »Si la précarité énergétique a augmenté en dix ans, c’est parce que beaucoup de ménages ont perdu des ressources financières en parallèle d’une flambée du prix de l’énergie ».

 La précarité énergétique a aussi un impact énorme sur la santé. Il y a quelques années, dans une étude a été comparée deux groupes, l’un vivant dans une situation de précarité énergétique, l’autre pas. Pour le premier groupe, il a été clairement observé une surreprésentation des maladies cardio-vasculaires, des problèmes respiratoires, des migraines, de l’anxiété, des dépressions.

La bonne réponse, durable, structurelle, à la précarité énergétique, consistera à rénover les 8 millions de « passoires énergétiques ». C’est le véritable enjeu des années à venir. Tant qu’on n’aura pas réhabilité les logements de très mauvaise qualité thermique, avec des étiquettes énergétiques F ou G, on pourra toujours donner des aides aux ménages, on ne les sortira pas de la précarité !

Quand on intervient sur le logement d’un ménage pauvre et qu’on le rénove, qu’on lui fournit une bonne isolation, qu’on travaille avec les personnes sur leur gestion quotidienne de l’énergie, on peut leur faire économiser 900 euros par unité de consommation par an. Pour un public qui dépense en moyenne 1 600 euros par an pour l’énergie, c’est énorme ! Et c’est durablement bénéfique.

La loi sur la transition énergétique de 2015 prévoit  la rénovation de 500 000 logements par an à partir de janvier 2017, dont 250 000 pour les plus modestes. Dans ces 250 000, à peu près 100 000 vivent dans un logement social, et 150 000 dans le parc privé. C’est pour ces derniers, parmi lesquels on trouve beaucoup de propriétaires qui occupent leur logement, que c’est le plus compliqué. Ils ne sont pas organisés ni outillés comme les bailleurs sociaux.

Pour moitié, ils doivent être rénovés par l’ANAH [Agence nationale de l’habitat], mais les objectifs ne sont déjà pas atteints : on en est à 40 000 logements par an en moyenne. Les 75 000 restants sont encore plus inquiétants car, pour l’heure, on ne voit pas quels sont les moyens qui permettraient leur rénovation dans la feuille de route du gouvernement.

L’autre point de faiblesse de la feuille de route du gouvernemen, selon Christophe Robert, est la question de l’accompagnement et de l’identification des ménages. Elle est déterminante. Beaucoup de personnes ne demandent rien. Elles sont propriétaires, vivent dans leur logement avec la toiture complètement défoncée, sans chauffage central… La première étape, c’est de les identifier. Pour cela, il faut mettre en mouvement tout un maillage : les associations, les maires, les aides à domicile… C’est un travail de fourmi, qui prend du temps.

Il existe beaucoup de dispositifs d’aide, comme le chèque énergie, l’aide à la facture, les fonds de solidarité logements de conseils départementaux… Les plus défavorisés peinent à s’y retrouver. Il faut donner les moyens à ces acteurs d’aider les ménages dans le diagnostic de leur logement, l’établissement du projet de rénovation et de les rassurer pour qu’ils fassent les démarches, sinon on ne pourra pas atteindre les plus précaires.

 

AIDES POUR LA RENOVATION: CE QU’IL FAUT SAVOIR DES MESURES PREVUES

Le projet de loi de finances 2018 a été débattu à l’assemblée nationale et modifie sensiblement le régimed es aides prévues dans le CITE. Le texte sera débattu au Sénat  à partir du 23 novembre. Le texte fera ensuite l’objet d’une commission mixte paritaire (CMP), chargée de trouver une version commune. En cas de désaccord sur le CITE ou d’autres dispositions, c’est l’Assemblée qui aura le dernier mot.

Novembre 2017

A compter du 1er janvier 2018, les portes d’entrée et les volets isolants seront également exclus du CITE, « compte tenu de la faible efficacité énergétique de ces équipements au regard de leur coût et également des effets d’aubaine constatés ».

Taux à 15% pour les chaudières les plus performantes

Les chaudières fioul « les moins performantes » sortiront aussi du dispositif, dès le 1er janvier 2018. Toutefois, l’éligibilité des chaudières fioul qui « respecteront des critères de performance énergétique renforcés, définis par arrêté », sera maintenue du 1er janvier jusqu’au 30 juin 2018 au taux de 15% du CITE. Le 31 octobre dernier, le secrétaire d’Etat à la Transition écologique, Sébastien Lecornu avait annoncé que celles présentant un rendement autour de 92% continueraient à bénéficier du CITE durant cette période. A partir du 1er juillet 2018, leur éligibilité sera également supprimée.

Dans un communiqué, la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C) a dénoncé « une fausse mesure [qui] confirme un dogmatisme ayant pour objectif de « stigmatiser » l’énergie fioul et de favoriser l’énergie gaz ». « Exiger un seuil de performance très élevé pour les seules chaudières fioul, et pas pour celles au gaz, aura un impact sur l’investissement nécessaire, de l’ordre de 10.000 à 12.000 € contre 6.000 à 8.000 € pour des chaudières performantes actuelles ». La fédération déplore que les solutions hybrides (fioul/PAC) ou de couplage (fioul/solaire) soient « ignorées« . Elle réclame de nouveau un taux de CITE à 20% sur l’ensemble des chaudières fioul ou gaz de même performance.

Les contribuables, ayant signé un devis et versé un acompte avant le 1er janvier 2018 ou avant le 1er juillet 2018, pourront bénéficier « des dispositions fiscales antérieures plus favorables« , selon les travaux concernés. Le taux réduit de 5,5% de TVA sera également maintenu « sans discontinuité pour les travaux » portant sur la pose, l’installation et l’entretien des chaudières à haute performance énergétique fonctionnant à l’énergie fioul, ainsi que des parois vitrées, volets isolants et portes d’entrée, « nonobstant leur exclusion du bénéfice du CITE », ajoute le gouvernement.

L’audit énergétique éligible au CITE en 2018

Les amendements étendent également, à compter de janvier 2018, le champ d’application du CITE, à un taux de 30%, à la part représentative du coût des équipements de raccordement à des réseaux de chaleur ou de froid comprise dans les droits et frais de raccordement à ces mêmes réseaux.

L’éligibilité du CITE à 30% s’étend aussi à la réalisation d’un audit énergétique. Sous réserve qu’il soit réalisé par un auditeur, dont les conditions de qualification seront précisées par décret. « Par ce biais, le gouvernement souhaite encourager les contribuables à envisager la rénovation énergétique globale de leur logement et non plus seulement équipement par équipement, par la réalisation d’un audit complet assorti de préconisations de travaux permettant d’atteindre un très haut niveau de performance énergétique ».

Dans un rapport, paru en octobre, l’Inspection générale des finances (IGF) et le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) recommandaient d’intégrer l’audit énergétique, dans le cadre d’un bouquet de travaux, pour bénéficier du CITE pour tous les équipements. Ils préconisaient aussi de ramener le CITE à 15% pour les fenêtres mais pas de les exclure totalement du dispositif. L’IGF et le CGEDD appelaient aussi à passer à un taux unique à 20% pour le CITE octroyé pour les autres équipements.Et d’insister auprès du gouvernement pour qu’il stabilise ce dispositif fiscal pour les cinq prochaines années.

PLAN HYDROGENE: ALIMENTER 15 MILLIONS DE VOITURES D’ICI 2030

À l’occasion de la COP23,  la piste de l’hydrogène a été étudiée. Déployé à grande échelle, l’hydrogène pourrait représenter près d’un cinquième de l’énergie totale consommée en 2050, avec une demande annuelle multipliée par dix. L’hydrogène pourrait ainsi alimenter 10 à 15 millions de voitures et 500 000 camions d’ici à 2030.

25 novembre 2017

 

Alors que la France, suivie par de nombreux autres pays, a décidé de se passer des voitures thermiques à l’horizon 2040, l’hydrogène tente de se frayer un chemin aux côtés des véhicules électriques. La filière, réunie au sein du Conseil de l’hydrogène (« Hydrogen Council »), a profité de la COP23 pour publier une feuille de route particulièrement optimiste pour l’avenir (1).

« Le monde du XXIème siècle doit effectuer une transition vers l’utilisation d’énergies à faibles émissions de carbone, explique Takeshi Uchiyamada, PDG de Toyota Motor Corporation et co-président de l’Hydrogen Council. L’hydrogène est une ressource indispensable pour parvenir à cette transition car il peut servir à stocker et transporter de l’électricité d’origine éolienne, solaire ou provenant d’autres sources renouvelables en vue d’une utilisation dans les transports ou dans tout autre domaine. »

L’hydrogène pourrait ainsi contribuer à hauteur de 20 % à l’objectif de réduction des émissions de CO2 d’ici la moitié du siècle. Il générerait un chiffre d’affaires de 2 500 milliards de dollars et créerait plus de 30 millions d’emplois. Mais pour cela, d’importants investissements sont nécessaires, de l’ordre de 20 à 25 milliards de dollars par an.

« Les solutions sont matures sur le plan technologique et des acteurs industriels se sont engagés. Nous avons désormais besoin d’efforts concertés de toutes les parties prenantes pour que cette ambition se matérialise », lance Benoît Potier, PDG d’Air Liquide et co-président de l’Hydrogen Council.

Jusqu’ici reléguée au second plan derrière les véhicules électriques, la filière hydrogène commence à se faire une place dans la mobilité propre. Le constructeur ferroviaire français Alstom vient d’annoncer la livraison de 14 trains à hydrogène, d’une autonomie de 1 000 kilomètres, en Allemagne. Pau (Pyrénées-Atlantiques) a également lancé la première ligne de bus alimentés par de l’hydrogène. Et un bateau bus à hydrogène a été inauguré début novembre à La Rochelle (Charente-Maritime).

L’hydrogène peut être produit à partir de gaz naturel, ou bien à partir d’énergies renouvelables, par électrolyse de l’eau. Avec une consommation mondiale de 60 millions de tonnes par an, il représente moins de 2 % de la consommation mondiale d’énergie. Mais le déploiement des énergies renouvelables pourrait rapidement changer la donne. L’énergéticien Engie a ainsi décidé de se doter d’une entité dédiée à l’hydrogène renouvelable, après avoir cédé ses actifs de la filière amont de gaz naturel liquéfié à Total.

Pour l’instant, 7 000 voitures roulent à l’hydrogène dans le monde, dont une cinquantaine de taxis Hype à Paris. Mais le conseil de l’hydrogène, lancé en début d’année au forum économique mondial de Davos, entend bien convaincre les gouvernements et les investisseurs de l’intérêt de la filière. Il réunit 18 multinationales parmi lesquelles Air Liquide, Alstom, Audi, BMW, General Motors, Hyundai, Statoil, Total ou encore Toyota… mais pour l’instant, aucun constructeur français.

RENOVATION: ON REPARLE DU BONUS-MALUS POUR LES LOGEMENTS

Rénover un quart du parc immobilier de l’État en cinq ans et 500.000 logements par an. Voilà l’objectif du gouvernement qui mobilisera pour ce faire 12 milliards d’euros. Parmi les pistes envisagées, l’exécutif prévoit d’instaurer un «bonus-malus» écologique sur les logements.

25 novembre 2017

chantier Menuiseries MAILLARD à Carentoir

L’idée est de taxer les propriétaires d’un logement dont les performances énergétiques sont insuffisantes. Ce bonus-malus est une application de l’article 14 de la loi de 2015 sur la transition énergétique qui prévoyait la publication d’un rapport sur les pistes à envisager, a déclaré de son côté le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard sur Radio Classique. Ce rapport n’a jamais été publié. Nous allons donc lancer une étude d’impact pour voir si c’est faisable.

Il s’agit d’un enjeu majeur pour la transition énergétique, puisque les bâtiments résidentiels et tertiaires représentent 45% de la consommation du pays en énergie. 

Le gouvernement a déjà prévu de réformer certaines de ces aides, comme le CITE pour le remplacement des portes et des fenêtres, qui sera transformé en prime en 2019 et exclura mi-2018 certains travaux. Une «mission» planchera aussi sur de «nouvelles incitations réglementaires ou fiscales», comme par exemple un bonus-malus appliqué sur la taxe foncière ou lors de la vente des logements, en fonction de leur performance énergétique. «Sur le plan juridique, c’est tout à fait possible, à condition de ne pas porter atteinte au droit de propriété», a déclaré jeudi Nicolas Hulot dans une interview aux Echos . Le plan gouvernemental vise aussi la rénovation de 150.000 «passoires thermiques» par an, ces logements les plus énergivores.

La France compte aujourd’hui 7,4 millions de logements privés particulièrement énergivores (étiquetés F ou G), occupés par 2,6 millions de ménages modestes, rappelait mi-octobre le collectif d’association «Rénovons». Pour ces ménages, l’enjeu est aussi financier, un logement mal isolé fait rapidement monter les dépenses de chauffage. Quelque 50.000 logements privés occupés par des ménages modestes sont actuellement rénovés annuellement grâce aux aides publiques du programme «Habiter mieux». Le programme du président de la République, Emmanuel Macron, a pour objectif de rénover d’ici 2022 la moitié des passoires énergétiques occupées par des propriétaires précaires et d’interdire la location de tels logements à partir de 2025.

L’État va aussi agir sur son propre parc immobilier pour «faire des bâtiments publics des bâtiments exemplaires», en rénovant le quart d’entre eux en cinq ans. Pour cela, un milliard d’euros supplémentaires, soit 1,8 milliard d’euros au total, seront consacrés aux travaux nécessaires, en priorité dans les bâtiments scolaires. Les collectivités territoriales pourront aussi bénéficier de «3 milliards d’euros de prêts et fonds propres» de la Caisse des dépôts (CDC) sur le quinquennat.

Pour débloquer les actions de rénovation énergétique, le gouvernement veut créer un «service public de la performance énergétique de l’habitat», dont le cahier des charges sera précisé d’ici à l’été et qui offrira un «guichet unique» pour informer les Français sur les aides existantes, souvent très mal connues. Le plan espère aussi pouvoir massifier certains travaux «simples» (isolation des combles, changement d’équipement de chauffage, etc.) et faire baisser leur coût grâce aux économies d’échelle dégagées.

Ces rénovations, «faciles à reproduire, pourront faire l’objet d’opérations territoriales, programmées, sur un grand nombre de bâtiments du même type, en mobilisant des acteurs privés», dit le gouvernement. Aussi le diagnostic de performance énergétique (DPE) sera «renouvelé» fin 2018 pour le rendre plus fiable, et le dispositif permettant aux entreprises d’être reconnues garantes de l’environnement (RGE) sera «amélioré tout en limitant son coût». Ce label a été à plusieurs reprises critiqué par des associations de consommateurs.

2017: LES EMISSIONS DE CO2 REPARTENT A LA HAUSSE

Après 3 ans de répit relatif, les rejets de CO2 devraient croître à nouveau de 2% cette année par rapport à 2016 et atteindre le record de 36,8 milliards de tonnes, selon le Global Carbon Project. L’écart entre les engagements pris par les états pour rester sous les 2° de réchauffement de la planète et la réalité est catastrophique…

14 novembre 2017

« C’est une grande déception », soulignait lundi Corinne Le Quéré, de l’université britannique d’Est Anglia, en commentant, pour sa part, l’étude du Global Carbon Project. Premier motif, la Chine (28 % des émissions de GES), qui avait permis d’améliorer la situation des années passées en réduisant son recours au charbon, a fait une « rechute ». Sa consommation d’énergie d’origine fossile devrait bondir de 3,5 % du fait une activité industrielle en plein boom et d’une production hydroélectrique amoindrie par la sécheresse.

Des terribles enjeux pour le sommet de Paris

Quant aux Etats-Unis, leur perte d’implication dans le combat climatique commence à se lire dans les chiffres. Les émissions des GES du pays baisseraient toujours, mais de moins en moins vite : -0,4 % en 2017 contre -1,2 % en moyenne annuelle jusqu’alors. Signe des plus inquiétants, la consommation de charbon, qui ne cessait de baisser devrait augmenter de 0,5 % cette année. La faute en incombe au renchérissement du gaz naturel. L’Union européenne est un peu sur la même tendance : ses émissions vont reculer moins vite (-0,2 %) que lors de la décennie précédente.

Macron a repris le flambeau

Si l’EU n’a guère de leçons à donner aux autres pays, c’est tout de même vers elle et ses principaux dirigeants que les regards se tournent depuis l’annonce du désengagement américain de l’accord de Paris. A commencer par Emmanuel Macron, qui a repris le flambeau lâché par Donald Trump.

Le chef de l’Etat français, qui ouvrira mercredi après-midi la séquence politique de la COP 23, devrait s’attacher à détailler les enjeux du  « One Planet Summit » . Au vu de l’avalanche de rapports pessimistes de ces dernières semaines, ce sommet, qui doit réunir une centaine de chefs d’Etat invités, s’annonce crucial pour la préservation de l’esprit de l’accord historique conclu il y a deux ans dans la capitale française.

 

GLYPHOSATE OU MUSIQUE ?

Contaminées par une maladie incurable, les courgettes d’un agriculteur des Bouches-du-Rhône ont été sauvées par des mélodies diffusées tous les soirs.  Certaines mélodies méticuleusement sélectionnées ont en effet la capacité d’inhiber virus et champignons ou de stimuler la pousse des plantes.

14 Novembre 2017

Ce producteur fait de la monoculture de courgette. Il y a dix ans, toutes ses cucurbitacées sont contaminées par le virus de la Mosaïque. «Aucune méthode de lutte contre ce fléau n’existe», indique l’agriculteur qui dit avoir tout essayé. Ce dernier ne se résignait pas à arracher tous ses plants, seule solution préconisée par l’agriculture conventionnelle. «Je suis tombé sur le site de l’entreprise Genodics qui proposait de soigner les plantes avec les protéines de musique! Je n’avais rien à perdre, j’ai donc voulu essayer», confie le paysan qui cultive 40 hectares sous serre et 50 en plein champs.

La naissance des protéodies

L’influence positive de la musique sur les hommes, mais aussi sur les animaux et les plantes : le sujet revient régulièrement, sans que l’on comprenne bien de quoi il retourne. Parmi les scientifiques qui ont tenté d’en expliquer l’effet, Joël Sternheimer, ancien élève du physicien nobélisé Louis de Broglie et premier acteur de cette drôle d’histoire.

Nous sommes dans les années quatre-vingt. Le chercheur travaille sur la masse des particules quand il découvre que les acides aminés produisent un mouvement ondulatoire lors de la synthèse d’une protéine. Une vibration sonore, inaudible par l’oreille humaine. Le docteur en physique théorique – qui fut également chanteur sous le nom d’Evariste – décide alors de la retranscrire en associant une note à chacun des acides aminés qui composent la molécule. Il obtient ainsi une suite de notes semblable à une partition, délivrant une mélodie spécifique à chaque protéine. Les « protéodies » sont nées.

«Dès que j’ai commencé à diffuser la musique dans mes serres, j’ai vu la différence. Mais le plus difficile était de propager de la musique dans une serre avec un taux d’hygrométrie élevé», précise le producteur. Pour cela, la société Genodics conçoit alors des appareils autoalimentés par des panneaux solaires et adaptés aux conditions des tunnels. «Après quelques ajustements de départ, nous sommes parvenus à sauver mes plants de courgettes. Aujourd’hui, le virus est toujours présent mais il est inhibé par la musique et mes légumes n’en portent aucune trace. Je peux donc de nouveau les commercialiser», se réjouit l’agriculteur.

Pour atteindre ce résultat spectaculaire, le producteur applique à la lettre le protocole établi par la société. Il diffuse toutes les nuits entre 5 et 7 minutes d’une musique ciblée, «mais pas plus, sinon cela fatigue les plantes», précise l’agriculteur qui récolte 600 à 700 tonnes de légumes par an. Des rendements qui font des envieux. Si ses voisins étaient, au départ, amusés par la méthode de Gilles Josuan, ils s’y intéressent désormais de très près. «Certains voisins me posent des questions sur mes méthodes de production et réfléchissent à faire de même», indique l’agriculteur convaincu. À condition toutefois de trouver la musique adaptée à leurs cultures.

De fait, Genodics explique qu’il faut trouver des mélodies adaptées à chaque pathologie. «Concernant le problème de Gilles Josuan, au départ, nous avions identifié un seul virus alors qu’il y en avait un deuxième. Après cette découverte, nous avons adapté la mélodie et avons pu inhiber les deux virus, qui fatiguaient la plante mais restent inoffensifs pour l’homme», indique Pedro Ferrandiz, cofontateur de Genodics qui utilise les vibrations de la musique pour lutter contre les maladies de certaines plantes (champignons, virus, bactéries…), limitant ainsi l’usage des pesticides.

La protéodie serait à l’origine de ces résultats confondants. «Pour faire simple, lors du processus de synthèse des protéines, les acides aminés produisent des notes. Une mélodie spécifique à chaque protéine est ainsi émise», explique l’ingénieur à la tête de Genodics. «Il faut connaître les protéines pertinentes de la pathologie que l’on veut combattre puis l’isoler et trouver le chant de la protéine pour en stimuler ou inhiber sa synthèse», précise celui qui a mis en application les théories de Joël Sternheimer, physicien et mélomane.

130 agriculteurs utilisent cette solution

Le rôle de Genodics est ainsi d’identifier puis de déchiffrer la partition de la protéine! Avec ses techniques, la société a aidé plus de 130 agriculteurs à lutter contre des pathologies qui menaçaient leur production.

Ainsi, un arboriculteur de Saint-Féliu-d’Avall, dans les Pyrénées-Orientales, a pu lutter contre le virus de la sharka, à raison de la diffusion de deux séquences musicales par jour. Les séquences musicales aux vertus thérapeutiques ont permis de réduire la mortalité des pêchers. Le procédé a également soigné des plants de tomates atteintes de botrytis – un champignon responsable de la moisissure grise, ou des pommiers touchés par la tavelure. Les principaux clients de Genodics sont des viticulteurs. Les mélodies thérapeutiques sont parvenues à lutter contre le mildiou, un champignon, ou l’esca, qui décime les vignes notamment en France.

«En moyenne, le taux de réussite est de 70%»

Pedro Ferrandiz, cofondateur de Genodics

Le protocole est le même: diffuser de la musique de manière harmonieuse pour que chaque pied de vigne puisse «entendre» les notes. Les résultats sont à chaque fois au rendez-vous. «Ça marche systématiquement mais avec des taux de réussite variables de 25% à 95%. Par exemple, sur les cépages de Cabernet, les résultats sont spectaculaires et ils le sont un peu moins sur les vins d’Alsace . En moyenne, le taux de réussite est de 70%», se réjouit Pedro Ferrandiz.

De très bons résultats expérimentaux qui forcent l’intérêt de la communauté scientifique. Ainsi, Genodics a noué un partenariat avec l’université de Cergy, en région parisienne, afin de faire des essais et de mieux comprendre le fonctionnement scientifique de ses solutions. De son côté, l’Inra reconnaît que «les plantes sont sensibles aux sons et qu’elles réagissent à certains bruits comme celui du vent ou le craquement d’une plante voisine qui se dessèche et provoquent une réaction. Toutefois, aujourd’hui nous n’avons pas prouvé scientifiquement ces liens», souligne Bruno Moulia, directeur de recherches à l’Inra. Concernant la théorie de Genodics, «je ne peux pas dire que ça ne marche pas, mais nous n’avons pas, non plus, démontré scientifiquement l’efficacité de ces traitements», souligne le membre de l’organisme français de recherche en agronomie. Pour le savoir, il faudrait que l’institut mène des expérimentations, une hypothèse aujourd’hui envisagée par l’Inra. Les résultats de Genodics constituent son meilleur argument!

PORTES ET FENETRES : LE GOUVERNEMENT REVIENT SUR LA SUPRESSION DES AIDES

 

Beau succès pour les organismes représentant les professionnels du BTP ! L’Assemblée nationale a en effet décidé de repousser la suppression du crédit d’impôt transition énergétique (CITE) pour les portes et fenêtres, qui avait provoqué la colère des acteurs du secteur.

Revue de presse Octobre 2017 

Chantier des menuiseries Maillard

L’Assemblée nationale avait annoncé il y a quelques semaines que la réduction du CITE pour les portes et fenêtres n’interviendrait qu’au 1er janvier 2018, avant une suppression au 30 juin. Une échéance insoutenable pour la Capeb, qui avait demandé à ce que le taux de 15% soit maintenu jusqu’à la fin de l’année.

« Le Président de la République a eu récemment l’occasion d’indiquer qu’il ne fallait pas interrompre ‘’brutalement’’ ce dispositif qui a fait ses preuves. D’autre part, les mesures envisagées par le gouvernement pour redéfinir les contours du CITE doivent être en cohérence avec la trajectoire et les objectifs du plan climatique porté par le ministre Nicolas Hulot », indiquait Patrick Liébus, président de l’organisme, le 20 octobre dernier.

Alors que 6 000 à 9 000 emplois auraient pu être menacés par la baisse du CITE en 2018, l’Assemblée nationale est finalement revenue sur ses pas en annonçant le report pur et simple de cette mesure.

Une décision qui n’a cependant pas été facile à prendre, la suppression de l’article du projet de loi résultant de longs échanges entre les élus. Pour autant, nombre d’entre eux craignent que la réduction du CITE ne revienne sous d’autres conditions. Le gouvernement a d’ailleurs déjà annoncé que si l’application du CITE serait prorogée en 2018, d’autres mesures « visant à en améliorer son efficience » seraient examinées.

Après avoir essuyé les critiques de l’UFME et de la Capeb, entre autres, les élus ont également reconnu que l’entrée en vigueur de la réduction du CITE, bien que « vertueuse sur le plan budgétaire et environnemental », avait « soulevé des incompréhensions de la part des contribuables comme des professionnels ».

Ne reste plus désormais qu’à attendre la validation du budget 2018, en décembre prochain, pour s’assurer qu’aucun autre rebondissement ne relance le débat autour d’une hypothétique réduction du CITE.

L’état « calamiteux » des rivières

Plus rare, plus polluée, l’eau des rivières et des nappes phréatiques est dans un « état calamiteux », affirme aujourd’hui l’UFC-Que Choisir, qui incrimine des « décennies d’agriculture productiviste » et « l’inaction des pouvoirs publics ».

Revue de presse- octobre 2017

Canal de Nantes à Brest entre St Congard et Malestroit

Dans un rapport sur la « préservation de la ressource aquatique » publié à l’occasion des Etats généraux de l’alimentation, l’association réclame « une réforme urgente » de la politique de l’eau afin de mettre en place des mesures de prévention des pollutions agricoles et d’appliquer strictement le principe « préleveur-pollueur-payeur ».

Dans la moitié du territoire français, les pesticides sont présents dans les cours d’eau à des doses supérieures à la norme autorisée dans l’eau potable ». Cette norme est aussi dépassée dans « le tiers des nappes phréatiques », précise l’UFC-Que Choisir. Pire, dans ces dernières, « les contaminations en nitrates ont progressé, ne laissant plus que la moitié des nappes indemnes ».

L’agriculture intensive, cause de cette pollution

L’association impute ces « désastres environnementaux » à l’agriculture intensive qui, dénonce-t-elle, « est loin d’avoir corrigé ses pratiques » puisque « les quantités d’engrais utilisées n’ont pas baissé en vingt ans » et que « l’utilisation des pesticides a même augmenté de 18% en 5 ans ». Quant à l’irrigation, « elle est plus particulièrement concentrée dans les zones les plus touchées par les restrictions d’utilisation d’eau, aggravant ainsi la pénurie », déplore l’UFC-Que Choisir.

L’association regrette que la réparation des dommages environnementaux soit toujours très majoritairement financée par les consommateurs. Via leur facture d’eau, ils « payent 88 % de la redevance +pollutions+ et 70 % de la redevance +prélèvement+, soit 1,9 milliard d’euros par an », précise-t-elle. L’agriculture, « pourtant responsable à elle seule de 70 % des pollutions en pesticides, de 75 % des pollutions en nitrates et de la moitié des consommations nettes en eau » ne paie que « 7 % de la redevance +pollutions+ et 4 % de la redevance +prélèvement+, en violation flagrante du principe +préleveur-pollueur-payeur+ », ajoute l’association.

 

LES ZONES DE PAUVRETE EN FRANCE

L’Insee a publié les niveaux de vie des ménages par commune pour l’année 2014. Le dispositif d’analyse, appelé Filosofi, prend du temps mais permet de détailler où se situent les zones de pauvreté en France.

En 2014, parmi l’ensemble des ménages fiscaux, 10% vivait avec moins de 890 € par mois et par personne, selon l’Insee. Parallèlement, le taux de pauvreté (voir ce que veut dire ce terme plus bas) national s’élevait à 14,7%. Les derniers chiffres, datés de 2015, indiquent un taux de pauvreté à 14,2%. Alors pourquoi revenir sur des chiffres d’il y a trois ans?

L’institut national de la statistique a publié ces nouvelles données début septembre. L’atout de ce dispositif, appelé Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi), est que les statisticiens de l’Insee détaillent le niveau de vie des ménages à différentes échelles. Il est donc possible de visualiser le revenu disponible d’une agglomération, d’une commune ou même d’un quartier.

Rappel des différentes notions de l’Insee

Niveau de vie

C’est le revenu disponible d’un ménage divisé par le nombre d’unités de consommation (uc). L’Insee attribut un coefficient à chaque membre de la famille pour pouvoir comparer les ménages de taille différente. Le premier adulte se voit attribuer 1 uc, 0,5 uc aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 uc aux enfants de moins de 14 ans. Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d’un même ménage. Et le niveau de vie médian sera tel que la moitié de la population aura un niveau de vie supérieur et l’autre moitié un revenu disponible inférieur.

Seuil de pauvreté

C’est le revenu en dessous duquel un ménage est considéré comme pauvre. En France et en Europe, il est calculé par rapport aux niveaux de vie de l’ensemble de la population. Il varie chaque année. D’après l’Insee, en Europe, on privilégie le seuil de 60% du niveau de vie médian. En 2014, il était fixé à 1008 € par mois.

Taux de pauvreté

Il correspond à la part d’individus dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Donc, en 2014, 14,7% des Français vivaient avec moins de 1008 € par mois.

(Pour Paris, Lyon ou Marseille, indiquez votre arrondissement après le nom de la commune)

 

Pour être riche en France, il faut gagner 5000 euros par mois

Au niveau local, les communes au niveau de vie le plus faible sont audoises et réunionnaises. Le village de Saint-Jean de Paracol, en Occitanie, est le plus pauvre de France en 2014, avec un niveau de vie médian de 9958€ par an par personne. À titre de comparaison, le revenu disponible national médian était de 20.369€. À l’opposé, Archamps, en Haute-Savoie, est la commune la plus aisée avec 45.902 € par an et par unité de consommation. Sa voisine, Bossey, est la deuxième du classement. Curieux que deux communes attenantes se retrouvent être les deux plus riches de France. Mais ces deux villes sont directement limitrophes de la Suisse, en pleine zone franche et bénéficient donc de dérogations de droits de douane. Quasiment la moitié des départements français ont un taux de pauvreté supérieur au taux national (14,7%). La Réunion étant le département le plus pauvre avec un taux de 41%. Ce sont les moins de 30 ans qui sont les plus touchés. Plus de la moitié des jeunes Réunionnais vivaient sous le seuil de pauvreté en 2014. Les 10% les plus pauvres vivaient avec moins 587€ par mois quand les plus riches gagnaient près de cinq fois plus.

 

 

RENOVATION: QUAND EST-CE-QU’UN ARCHITECTE EST OBLIGATOIRE ?

Depuis le 1er mars 2017, les particuliers ont l’obligation de s’adresser à un architecte pour faire construire ou modifier des bâtiments non agricoles dont la surface de plancher excède 150 m² (pour les bâtiments agricoles, le seuil est de 800 m²).

Octobre 2017

Extension par l’entreprise Maillard de Carentoir

Avant, ce seuil était de 170 m². La mesure s’applique aussi aux travaux d’extension s’ils conduisent la surface de plancher ou l’emprise au sol à dépasser 150 m². Par surface de plancher, on entend les surfaces closes et couvertes après déduction notamment de l’épaisseur des murs et des surfaces d’une hauteur inférieure ou égale à 1,80 m . Quant à l’emprise au sol, il s’agit de la projection de l’ombre au sol du logement quand le soleil est à la verticale.Et si vous construisez dans un site classé ou si vous rénovez un bâtiment historique, l’avis de l’architecte des bâtiments de France (ABF) est obligatoire.

 

Quel budget faut-il prévoir?

Les honoraires d’architecte sont libres et s’établissent principalement au forfait, ou au pourcentage du coût des travaux. La rémunération au forfait est souvent utilisée pour une surface de construction inférieure à 150 m2 et pour les budgets serrés. Mais des tarifs au mètre carré peuvent également être pratiqués pour les petites surfaces.

La rémunération au pourcentage du montant des travaux est la formule retenue dans les autres cas. En général, c’est le coût global qui sert d’assiette, mais une modulation du taux par tranche est possible. Par exemple: 15 % d’honoraires de 30.000 à 100.000 € HT, 13 % de 100.000 à 150.000 € HT, 10 % de 150.000 à 250.000 € HT, 7 % au-delà de 250.000 € HT.

Enfin, les architectes appliquent des honoraires à la vacation pour les missions courtes, comme du conseil ou de l’expertise. Dans tous les cas, la convention que vous signez avec l’architecte doit mentionner son mode de rémunération et ses honoraires. Pour cela, sachez que ses tarifs dépendent de sa renommée, de sa région d’exercice, du coût financier de l’opération, de l’étendue et de la difficulté de la mission que vous lui confiez. Il est difficile de connaître le coût final de la construction tant que les entreprises consultées n’ont pas encore fourni leurs devis. Il est donc conseillé de prévoir une clause spécifiant que la rémunération de l’architecte initialement prévue sera diminuée si le coût total de l’ouvrage dépasse une marge dite «de tolérance» (10 %, par exemple, entre le prix estimé et le prix réel).

 

LA FÔRET FRANCAISE, DES RESINEUX SUR-EXPLOITES

On pourrait ne plus avoir de résineux exploitables en 2050.   les Douglas, épicéas ou pins qui ne représentent que 28% de la surface de la forêt française atteignent 83% de nos sciages», selon jean-marie Ballu

Octobre 2017

Forêt des bois de Lanvaux

Jean-Marie Ballu, ingénieur forestier membre de l’AFEF (Association Française des Eaux et Forêts) a tiré à nouveau le signal d’alarme sur l’avenir en sursis de la forêt française. «Malgré la publication de 26 rapports officiels concordants sur le devenir de la forêt française et du bois en 75 ans, la situation n’a pas évolué favorablement pour le secteur, dénonce l’ingénieur général honoraire des Ponts des Eaux et des Forêts. Il existe un paradoxe français: nous avons une forêt sous-exploitée et un risque d’envol des constructions en bois importés».

 «Alors que la forêt française est composée à 72% de feuillus, tels les hêtres ou les chênes, le sciage de ces bois n’est que 17%, souligne-t-il. En revanche, les résineux tels les Douglas, épicéas ou pins qui ne représentent que 28% de la surface de la forêt française atteignent 83% de nos sciages». La demande actuelle est très forte pour la construction de maison 100% en bois qui sont des résineux faciles à travailler et correspondant au budget des ménages.

Moderniser les outils de production

La ressource excédentaire est transformée hors du pays à cause d’un outil industriel vieillissant et d’une main-d’œuvre trop coûteuse. Un exemple: les grumes de chêne des forêts françaises partent en Chine et reviennent par containers sous forme de parquets dans l’Hexagone! Pourquoi ne pas faire plus simple en fabriquant du Made in France?

Pour moderniser les outils de production et repeupler la forêt avec des espèces correspondant aux attentes des consommateurs, Jean-Marie Ballu propose de mettre en place un fonds de reboisement et d’adaptation climatique (Frac). «Il serait financé par les industriels de la construction et les grands énergéticiens qui ont besoin de reverdir leur image à travers les crédits carbonne en participant à la replantation de domaines forestiers, indique l’intéressé. Il permettrait d’investir dans de nouvelles scieries».

Pour l’instant, la forêt privée (les trois quarts de la superficie de la forêt française) représente 400.000 emplois, un chiffre d’affaires de 60 milliards d’euros et une balance commerciale nettement déficitaire de plus de 5 milliards d’euros. «Il ne faudrait pas limiter le rôle de la forêt française, troisième massif européen, aux loisirs de la promenade et de la chasse et sous estimer son rôle économique en important des bois de Scandinavie, Belgique ou d’Allemagne ou de Chine», conclut l’ingénieur forestier.

LEGERE HAUSSE DES REVENUS DES AGRICULTEURS EN 2016

Selon les chiffres de la Mutualité sociale agricole (MSA), le revenu annuel des agriculteurs est en légère hausse en 2016. Une hausse encourageante, mais des chiffres qui restent inquiétants.

Revue de presse-Octobre 2017

Ferme sur la commune de Pleucadeuc

Selon un «premier bilan» de la Mutualité sociale agricole (MSA), les agriculteurs ne gagnent en moyenne que 15.000 euros par an, soit 1250 euros moyens par mois. Certes, ce chiffre est supérieur à celui de 2015 (13.000 euros par an), mais il est surtout dépendant de l’hétérogénéité régionale qui règne dans l’agriculture hexagonale. Les annonces présidentielles sont d’autant plus attendues que la crise agricole semble s’être renforcée. Ce mercredi 11 octobre, Emmanuel Macron devrait dévoiler des mesures particulièrement attendues par les exploitants sur la question salariale.

En 2016, près de 20% des exploitants ne pouvaient pas se verser de salaires alors que 30% d’entre eux touchaient moins de 350 euros par mois. En 2015 déjà, un tiers des agriculteurs touchaient moins de 350 euros par mois et en 2014, ils étaient 18%. De plus, les revenus sont variables selon les secteurs agricoles exercés. Par exemple, la viticulture se porte bien mieux que le secteur laitier, aux performances bien plus faibles en 2016 (respectivement 19.000 et 10.000 euros annuels moyens).

Autre point inquiétant, le nombre de faillite a progressé de 3,8% l’an dernier. Pour la MSA, les exploitants traversent bien «un contexte de crise agricole justifiant le recours a des accompagnements personnalisés».

« Cette légère augmentation s’expliquerait davantage par une baisse des charges que par une évolution des recettes ».

Mutualité sociale agricole

La MSA précise dans son bilan, que «cette légère augmentation s’expliquerait davantage par une baisse des charges 2016 que par une évolution des recettes». Il faut alors retourner au 31 mars 2016 et la publication au Journal officiel du décret relatif à la baisse de charges pour les agriculteurs. Projet de Stéphane Le Foll, alors ministre de l’agriculture, et de François Hollande, cette réforme laissait espérer une hausse du revenu des agriculteurs. Cette augmentation est désormais effective, mais elle est surtout venue compenser la baisse de production.

Enfin, au lendemain des déclarations très attendues que fera Emmanuel Macron, le monde agricole devra se tourner vers la seconde partie des États généraux de l’alimentation. Celle-ci sera axée sur la transition écologique et les attentes des consommateurs. Organisée à un moment clé, où les agriculteurs protestent contre les projets d’interdiction du glyphosate, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert prévenait Emmanuel Macron ce lundi: «je ne vous cacherai pas les inquiétudes du monde agricole qui redoute d’être asphyxié par une vision passéiste et malthusienne».

Lire tout l’article

ATTENTION ! FENETRES, VOLETS, ET PORTES: DIMINUTION ET SUPRESSION DES AIDES EN MARS 2018

Le crédit d’impôt auquel tous les ménages avaient droit pour remplacer leurs fenêtres, volets et  portes d’entrée est réduit de moitié pour les six prochains mois puis purement supprimé en mars 2018.

 29 Septembre 2017

Menuiserie posée par l’entreprise Maillard de Carentoir http://www.le-mulot.fr/eurl-maillard-menuiserie/

Le crédit d’impôt transition énergétique (CITE) sera «recentré» en 2018 sur certains types de travaux de rénovation (isolation des combles, etc.) et élargi par exemple aux frais d’audits énergétiques. En revanche, les changements des portes, fenêtres et volets isolants engagés dès ce mercredi ne bénéficieront plus que d’un crédit de 15% contre 30% pour les autres travaux. Et à partir du 28 mars 2018, ils seront exclus du CITE.

Le gouvernement évoque un coût trop important par rapport aux gains énergétiques observés, mais la mesure va aussi considérablement baisser les dépenses liées à ce dispositif, évaluées à 875 millions d’euros l’an prochain, contre près de 1,7 milliard d’euros cette année. «Le calendrier est beaucoup trop resserré et ne laisse même pas aux artisans et entrepreneurs le délai nécessaire d’explication à leurs clients», réagit Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment (FFB).

Des dizaines de milliers d’emplois en jeu

Pour l’Union des fabricants de menuiseries extérieures (UFME), le remplacement des anciennes fenêtres par des modèles performants permet de réduire les besoins de chauffage jusqu’à 30%. «Cette décision est une catastrophe, réagit Patrick Bouvet, président de l’UFME qui craint la perte de plusieurs dizaines de milliers d’emplois à partir du deuxième trimestre 2018. Le taux de 30 % était sans doute trop fort, les fenêtres coûtaient peut-être cher au gouvernement (800 millions sur le 1,7 milliard d’euros de coût du CITE en 2016) mais mieux aurait valu une diminution progressive du taux du crédit d’impôt sur plusieurs années. Là, c’est trop brutal.»

 

FILIERE BIO: L’ETAT ARRETE LES AIDES AU MAINTIEN DES AGRICULTEURS

L’Etat va cesser à partir de 2018 de verser des «aides au maintien» des agriculteurs biologiques, pour se «recentrer» sur les «aides à la conversion» destinées à lancer des débutants du bio, a annoncé mercredi le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert.

Septembre 2017

L’Etat a décidé d’arréter  à partir de 2018 les «aides au maintien» des agriculteurs biologiques, pour se «recentrer» sur les «aides à la conversion» destinées à lancer des débutants du bio, a annoncé mercredi le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert.

Le secteur biologique français connait une croissance historique. Le marché est estimé à plus de 7 milliards d’euros pour l’année 2016, en croissance de 20% par rapport à 2015, année au cours de laquelle une hausse de 15% avait déjà été enregistrée. Et cela continue de progresser sur le premier trimestre 2017.

«C’est au marché de soutenir le maintien de l’agriculture biologique car Les aides au maintien versées après les trois premières années d’activité sont essentiellement destinées à stabiliser et pérenniser une jeune exploitation bio.la demande est là et il faut que nous soyons collectivement en capacité d’y répondre», a déclaré le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, au salon Tech et Bio à Bourg-lès-Valence (Drôme). «Je souhaite que d’autres mécanismes que l’attribution systématique» d’aides au maintien «permettent aux producteurs déjà certifiés en agriculture biologique d’obtenir une juste rémunération» pour des «productions de qualité», a dit le ministre.

Le ministre faisait probablement référence aux initiatives telles que celle du groupe Carrefour et de la chambre régionale d’agriculture de la Nouvelle-Aquitaine qui ont signé une convention le 24 mai 2017 pour développer la filière bio.

Loin des tensions habituelles des négociations commerciales, les partenariats entre distributeurs et producteurs se multiplient en effet autour des filières de qualité. Le groupe Carrefour a ainsi signé une convention avec la chambre régionale d’agriculture de la Nouvelle-Aquitaine pour développer la filière bio.

Cette signature vise à « favoriser les échanges et la collaboration entre les agriculteurs de la Région et l’enseigne pour répondre à une demande de plus en plus forte des consommateurs en produits issus de l’agriculture biologique », explique le distributeur.

«Les aides au maintien attribuées au titre des campagnes PAC 2015 à 2017 seront bien évidemment financées jusqu’à leur terme», a rassuré le ministre, en précisant que le crédit d’impôt dont bénéficient les producteurs bio, et qui devait prendre fin en 2017, devrait être maintenu aussi.

Faire augmenter l’agriculture bio à «8,5% des surfaces agricoles utilisables»

Le ministre a aussi confirmé l’objectif de faire augmenter l’emprise de l’agriculture bio à «8,5% des surfaces agricoles utilisables» en France d’ici 2020, soit d’ici la fin de la programmation actuelle de la PAC, contre 6,5% en 2016. Il s’est également engagé une nouvelle fois sur la résorption des retards de paiement des aides. «Le versement des aides à l’agriculture biologique au titre de la campagne 2015 interviendra à partir de novembre 2017. Le paiement des aides 2016 débutera à compter de mars 2018», a-t-il affirmé.

 

LE  »PAQUET » SOLIDARITE CLIMATIQUE ANNONCE PAR NICOLAS HULOT

Les premières mesures concrêtes de l’accord de Paris

«quatre mesures importantes» dévoilées par Nicolas Hulot, qui s’inscrivent dans la dimension solidaire de son ministère et constituent ce qu’il appelle «le paquet solidarité climatique» les premières mesures concrètes du plan annoncé le 6 juillet pour mettre en œuvre l’accord de Paris.

Septembre 2017

• Le «chèque énergie» pour les très bas revenus

Le «chèque énergie» qui après avoir été expérimenté dans quatre départements va être «étendu devrait permettre d’aider 4 millions de ménages aux revenus très bas à payer leur facture d’énergie». Le ministre cite les 4 millions de foyers concernés, touchant moins de 16.100 euros annuels dans le cas d’un couple avec deux enfants, ou 7500 euros annuels pour un célibataire. Pour gagner en simplicité d’accès, «le chèque sera versé automatiquement, selon un barème allant de 48 à 227 euros par an. Le montant moyen visé s’élève à 150 euros environ. À compter de 2019, il sera revalorisé et passera à 200 euros par an en moyenne. C’est une mesure conséquente, j’y tiens beaucoup, affirme le ministre.

• Le crédit d’impôt pour la transition énergétique transformé en prime

Isolation des combles avec CICS de St Nicolas du Tertre

En 2019, le «crédit d’impôt pour la transition énergétique (Cite)» sera «transformé en prime, versée dès que les travaux seront achevés». Le Cite est une aide au financement de travaux d’amélioration énergétique. Nicolas Hulot souligne le décalage qui existe actuellement entre les travaux payés et la réduction d’impôts auxquels ils donnent droit. Pour régler ce problème de trésorerie pénalisant surtout les petits revenus, l’aide sera transformée en prime, versée dès l’achèvement des travaux. 72% des Français oublient de demander ce CITE, alors qu’ils y auraient droit!

• Jusqu’à 3000 euros pour laisser tomber sa chaudière

Coup de pouce «donné aux ménages aux moyens les plus modestes qui veulent changer une chaudière au fioul très polluante, à condition de passer aux énergies renouvelables, comme le bois ou les pompes à chaleur», détaille le ministre de la transition énergétique, qui ne donne cependant pas de barème ou de seuil de revenus applicables. le montant de l’aide pourra atteindre 3000 euros.

Passer à une chaudière Granulé avec Stéphane Bourdiec, ECO.LOGIS SERVICE à Allaire

• Véhicules polluants: la «prime à la conversion»

La première mesure, «c’est la prime à la conversion des véhicules. Pour ceux qui veulent passer d’un vieux véhicule polluant à une voiture thermique à faible émission de CO². À partir de 2018, la prime de 500 euros à 1000 euros qui existait uniquement pour les ménages à revenus modestes, et qui ne fonctionnait pas bien, sera généralisée à tous les Français propriétaires de véhicules essence d’avant 1997 ou diesel d’avant 2001 (…) Et pour tous ceux qui souhaitent passer à l’électrique, la prime à la conversion sera de 2500 euros».

Cette prime s’ajoute au bonus de 6000 euros pour les véhicules électriques. Selon des informations des Échos de ce lundi, le malus qui s’applique lors de l’achat de véhicules polluants va d’ailleurs être renforcé par le gouvernement, avec des montants plus élevés et un seuil d’application abaissé de 127 à 120 grammes de CO² par kilomètres.

Voie express à Bohal

 

• Fiscalité du diesel, taxe carbone et budget en hausse

Évoquant la convergence de fiscalité entre le diesel et l’essence, le ministre confirme qu’elle doit se faire avant la fin du quinquennat, «en quatre ans». De même, la taxe carbone, qui vise à taxer les pollueurs en fonction de leurs émissions, voit son augmentation accélérée (passage de 30,50 euros la tonne de CO2 à 44,60 euros en2018 en visant un prix de 100 euros en 2030).

Sur le sujet de l’écotaxe, Nicolas Hulot estime que le «transport routier doit contribuer à l’effort», rejoignant les propos de la ministre des Transports Elisabeth Borne hier à propos des Assises de la mobilité lancées demain mardi.

 

MARIE COCHARD: NOTRE AVENTURE SANS FRIGO

Apparu en 1918, le frigo n’a cessé de séduire les Français et il est aujourd’hui présent dans 99,6% des foyers. Marie Cochard, mère de deux enfants de 4 et 7 ans, a décidé de s’en passer…

Septembre 2017-«Notre aventure sans frigo ou presque» aux éditions Eyrolles

Marie Cochard, journaliste française, s’est lancée dans cette folle aventure… se passer totalement de frigo.   »Quand on a un frigo, on le remplit au point de ne plus pouvoir le refermer, par peur de manquer. Sauf que stocker la nourriture, c’est inévitablement jeter des produits non consommés ». Le frigo et notre comportement de consommation sont responsables de l’énorme gachis constaté aujourd’hui …
« Chaque Français jette en moyenne 20 kg d’aliments par an, soit 21 % des aliments achetés. Parmi ceux-ci, 50 % sont des fruits et des légumes. Plus surprenant encore, 30 % de ces aliments sont jetés avant même d’avoir été déballés. Nous jetons ainsi en moyenne 1,2 million de tonnes de nourriture encore consommable chaque année ! »
« J’ai souhaité, avec ce livre, passer mon garde-manger au scanner, me lancer le réel défi de réapprendre savoir-faire et astuces d’antan, limiter au maximum notre gaspillage alimentaire et enfin, diminuer encore un peu notre bilan énergétique. 

«Au départ, les gens étaient surpris de notre décision et se demandaient comment nous pourrions vivre sans réfrigérateur!»,  Plusieurs éléments ont poussé la famille à faire ce choix depuis plus d’un an.

«Nous ne voulions plus consommer des produits transformés et la plupart des produits bruts n’ont pas besoin d’être conservés dans le froid», se priver de réfrigérateur est aussi un moyen pour la famille de privilégier les produits frais achetés en circuit court et soutenir les petits producteurs.

Circuits courts… Un incontournable, l’épicerie de Damien Touveron à Malansac

Ainsi, Marie Cochard explique son mode de vie: «Je fais mes courses une  fois par semaine, j’achète alors de la viande ou du poisson que nous consommons dans la journée, puis nous consommons occasionnellement de la charcuterie». Pour les produits laitiers, la journaliste spécialisée dans l’écologie privilégie les laits végétaux et achète ses fromages directement auprès des fromagers. Quant au beurre, elle utilise un beurrier breton, ou beurrier à eau. Le beurre est ainsi entreposé dans un pot en céramique qui repose dans une soucoupe remplie d’eau.

«Les produits peuvent être conservés par le sucre, l’huile, le vinaigre ou le sel. Par exemple, la confiture n’a pas besoin d’être conservée au réfrigérateur tout comme le thym et les œufs qui deviennent même poreux au contact de l’humidité».

Les carottes et tous les tubercules se conservent mieux dans le sable et souligne que certains fruits, comme la pomme, ont tendance à accélérer le vieillissement d’autres fruits. De même, elle recommande de laver les légumes au dernier moment et de les laisser recouverts «d’une pellicule de terre car cela retarde d’autant leur maturation. Ces moyens de conservation décuplent les apports nutritionnels des aliments», souligne Marie Cochard qui a constaté un regain d’énergie et de forme de toute la famille depuis que le frigo a disparu de chez eux.

«On ne jette plus rien, on s’alimente mieux, directement auprès des producteurs et ça nous coûte moins cher, notamment car nous ne consommons que l’essentiel confie la mère de famille.

FIABILITE DES DIAGNOSTICS DE PERFORMANCE ENERGETIQUE ?

Les Résultats calamiteux du DPE

Source UFC Que Choisir- 13 septembre 2017

5 ans après sa dernière enquête, et suite aux modifications réglementaires intervenues, l’UFC-Que Choisir a réactualisé son étude relative à la fiabilité des DPE

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Le fruit de Septembre : La Pêche

(04/09/2017)

La pêche est le fruit du pêcher, petit arbre de la famille des rosacées. Elle est dotée d’un noyau, sa chair est juteuse et sucrée. C’est un fruit climactérique, c’est à dire qu’il peut continuer à mûrir même après sa cueillette : sa maturation s’accompagne alors d’une augmentation de la respiration associée à une stimulation  de la synthèse d’éthylène. Sa chair est jaune, blanche ou rose. Sa peau qui peut aller du jaune au rouge est veloutée. Le noyau est dur et non adhérant à la chair, comme celui de la nectarine, alors qu’il est adhérent pour le brugnon. La pêche se consomme de juin à septembre.

Le pêcher peut atteindre 4 mètres de haut. Sa taille régulière permet une bonne fructification. La plantation du pêcher se fait à l’automne, mais surtout pas pendant les gelées ! Il est important d’arroser très régulièrement car le pêcher craint la sécheresse. Au printemps le pêcher donne des petites fleurs roses. Il faut mettre de l’engrais pour arbres fruitiers au printemps et disposer du compost au pied des arbres à l’automne.

Tous les pêchers sont auto-fertiles (auto-fertile : le pistil d’une fleur peut être fécondé par le pollen d’une autre fleur du même pied).

La trace de la pêche a été retrouvée en Chine, sur une période datant de 1000 ans A.J.Christ. Après un passage par l’Inde, c’est Alexandre le Grand qui l’apporta en Europe 3 siècles A.J.Christ sous le nom de Pecta, le nom de Pêche n’apparaissant qu’au XVIII ème siècle. La France adopte la pêche dès le VI ème siècle, mais elle devient très à la mode sous Louis XIV au XVI ème siècle car le Roi est fou de ce fruit.

La pêche plate est une mutation de la pêche originale introduite en France, elle est introduite en France au XIX ème siècle. Cette pêche plate apparaît sur les étals un mois ou deux avant les autres variétés. La pêche de vigne est au contraire plus tardive.

La production mondiale annuelle est d’environ 20 millions de tonnes : la moitié est consommé en produit frais, l’autre moitié en conserve. La Chine assure la moitié de la production mondiale. En France, La production se fait surtout dans le Languedoc-Roussillon, en Rhône-Alpes et en Provence-Côte-d’Azur.

La pêche contient près de 90% d’eau, elle est très peu calorique. Riche en anti-oxydants (surtout dans la peau), la consommation de la pêche diminue le risque de maladies cardio-vasculaires. Outre sa teneur en caroténoïdes, la pêche est riche en vitamine A, B3 et C. Elle offre aussi du potassium, du phosphore, du calcium, du magnésium, du fer et du zinc. C’est une bonne source de fibres  : pectines, celluloses et hémicelluloses qui jouent un rôle protecteur important. Manger des pêches a des bienfaits sur les maladies de l’oeil !

La pêche peut se manger crue, nature, cuite, salée en accompagnement de viande ou de volaille, en salade, gâteau ou tarte, confiture. Certaines personnes peuvent avoir des réactions allergiques à la consommation de la pêche crue : il suffit alors de la cuire. Certains desserts, boissons ou liqueurs sont préparés avec des noyaux de pêche ou d’abricot (amandes amères). Mais les noyaux de pêche ne doivent pas être consommés seuls et en grande quantité car ils contiennent de l’acide cyanhydrique.

En Chine, la pêche est le symbole de l’immortalité, les immortels se nourrissant  de sa fleur. Les vases chinois sont souvent décorés avec des pêchers ou des fleurs de pêcher, le pêcher s’apparentant à l’Arbre de Vie.

Au Japon, on offre des fleurs de pêcher aux jeunes mariés en symbole de virginité et de fidélité. Le pêcher possède un rôle de protection contre les influences mauvaises : il a une valeur d’exorcisme.

Dans le mythe d’Izanagi, le pêcher le protégea du tonnerre. L’exorcisme est pratiqué avec un bâton de l’arbre et au nouvel an, chacun dispose des bois de pêcher  au-dessus de sa porte pour éloigner les mauvais sorts.

ECONOMIE CIRCULAIRE : NICOLAS HULOT VEUT LIBERER L’INNOVATION

 

RETOUR SUR LES TROISIEMES ASSISES DE L’ECONOMIE CIRCULAIRE

6 Juillet 2017

L’économie circulaire…. Définition

L’économie circulaire est un concept économique qui s’inscrit dans le cadre du développement durable et qui s’inspire notamment des notions d’économie verte, d’économie de l’usage ou de l’économie de la fonctionnalité, de l’économie de la performance et de l’écologie industrielle (laquelle veut que le déchet d’une industrie soit recyclé en matière première d’une autre industrie ou de la même).

Une telle économie fonctionne en boucle, se passant ainsi de la notion de déchet1. Son objectif est de produire des biens et servicestout en limitant fortement la consommation et le gaspillage des matières premières, et des sources d’énergies non renouvelables.

Selon la fondation Ellen MacArthur (créée pour promouvoir l’économie circulaire2), il s’agit d’une économie industrielle qui est, à dessein ou par intention, réparatrice et dans laquelle les flux de matières sont de deux types bien séparés : les nutriments biologiques, destinés à ré-entrer dans la biosphère en toute sécurité, et les entrants techniques (« technical nutrients »), conçus pour être recyclés en restant à un haut niveau de qualité, sans entrer dans la biosphère2.

L’économie circulaire « est en train de se déployer et de changer de dimension » nous dit Nicolas Hulot  « Les choses commencent à bouger »,  « Pendant longtemps, nous avons cru que l’abondance était la norme. Nous découvrons que la norme, c’est la rareté. » « L’économie circulaire est la seule économie qui nous permettra d’être dans la durabilité et de sortir de la société du gâchis ». De lutter simultanément contre le dérèglement climatique, la destruction des écosystèmes et la crise économique.

Les éoliennes de Béganne

Au delà des déclarations, que faut-il faire ? l’Ademe a précisé ses priorités. Nous sommes à un moment charnière et nous devons accélérer la transformation de notre modèle de production et de consommation. » a déclaré Bruno Lechevin

Cinq axes de réflexion

Travailler sur l’impact économique de la transition vers une économie circulaire. Ensuite, sur « l’évaluation de nos besoins en ressources, en particulier pour la transition énergétique ». Mais aussi sur les mécanismes financiers pour faciliter la transition. Par exemple, les effets d’une augmentation de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP). Ou encore les nouvelles incitations économiques à l’écoconception et à la lutte contre l’obsolescence programmée, « en généralisant les écomodulations à toutes les filières REP et en les renforçant » Quatrième axe de travail : les perspectives ouvertes par le numérique. Et enfin, l’évolution des modes de consommation, en particulier autour de la notion de partage.

PAC

Les eurodéputés disent non aux pesticides dans les haies, bosquets et autres refuges de biodiversité

Le Parlement européen a voté mercredi en faveur d’un « verdissement » de la politique agricole commune.

LE MONDE | • Mis à jour le |Par Lola Bodin Adriaco

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La réforme de la politique agricole commune (PAC) se reverdit.

C’est un long bras de fer qui s’achève avec le vote du Parlement européen en séance plénière, mercredi 14 juin, au détriment d’une agriculture entièrement dépendante des produits phytosanitaires. Entre les représentants de l’agriculture intensive et les défenseurs de l’environnement, la biodiversité s’est imposée dans l’hémicycle de Strasbourg.

En 2013, dans le cadre de la réforme destinée entre autres à « verdir » la politique agricole commune (PAC), il avait été décidé de créer des « surfaces d’intérêt écologique » (SIE), c’est-à-dire des parcelles pour lesquelles les agriculteurs reçoivent des crédits à condition de les préserver. L’idée est de créer des sortes de refuge de biodiversité, des espaces naturels ou semi-naturels dans un paysage d’agriculture intensive.

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Depuis, cette initiative a donné à d’incessantes passes d’armes, y compris au sein du Parlement européen lui-même. Mercredi, les députés ont rejeté le veto de la commission parlementaire de l’agriculture et du développement durable, qui s’opposait à l’interdiction des pesticides sur les SIE. Les deux eurodéputés conservateurs Albert Dess (PPE, Allemagne) et John Stuart Agnew (ELDD, Royaume-Uni) avaient réussi en mai à bloquer la proposition de Bruxelles proposant de restreindre l’usage des pesticides chimiques dans ces zones protégées, qui incluent souvent des bordures de champs, terres en jachère, bandes tampons, haies et bosquets, riches en biodiversité.

« Première fois »

Avec la réforme de 2013, selon la nouvelle PAC, tout exploitant qui demande un paiement direct des aides agricoles de l’UE et qui possède plus de 15 hectares de terres arables doit déclarer et protéger 5 % de ses surfaces pour sauvegarder et améliorer la biodiversité. Il doit laisser des bandes de terre en jachère ou les végétaliser avec des plantes qui fixent l’azote, et, dorénavant, préserver ces parcelles de tout épandage de pesticides.

L’enjeu est de taille pour les exploitants : ce « paiement vert » représente 30 % des aides directes de la PAC. « C’est la première fois que l’Union européenne vote un dispositif contraignant pour évoluer vers une agriculture sans pesticides », se félicite Pascal Canfin, le directeur général du WWF France.

Lire aussi :   Pascal Canfin : « Refonder un nouveau pacte agricole et alimentaire »

« Alors que les surfaces d’intérêt écologique ont été conçues pour offrir des refuges à toutes les espèces qui aident les agriculteurs, l’épandage des pesticides y était autorisé. Elles ne pouvaient alors remplir leur rôle ; nous nous félicitons que cela change », approuve de son côté Carmen Etcheverry, chargée de mission à France nature environnement (FNE).

Le vote du Parlement européen n’est au contraire pas du goût de la Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux (FOP), qui parle d’une « décision inique ». Ses porte-parole dénoncent un choix « incohérent », car retirer jusqu’à 5 % des terres arables aux producteurs risque de freiner le développement de la filière des légumineuses productives « au nom de la protection de l’environnement ». Or l’élevage européen en a besoin, car il est encore dépendant des protéines végétales produites sur le continent américain.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la réforme de la PAC incitait à élargir la production de légumineuses sur les territoires des Vingt-sept. En réponse, l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen a estimé que la question de l’indépendance en protéines végétales ne peut être réglée à l’occasion du débat sur les SIE, et fera l’objet d’un rapport de l’eurodéputé français Jean-Paul Denanot (S&D).

« Agriculture écologiquement rationnelle »

La PAC absorbe 38 % du budget européen. L’application de cette réforme restreignant le recours aux pesticides est le témoignage d’un fort engagement de la part de Bruxelles en faveur de l’environnement. Pour le directeur de la politique agricole de Greenpeace, Marco Contiero, il s’agit d’un vote prometteur : « La décision du Parlement européen ne sera pas la dernière dans la lutte pour une agriculture écologiquement rationnelle qui soutient les personnes, les animaux et la planète. »

Les ONG environnementales espéraient des mesures plus fortes de la part du Parlement. Le WWF regrette que la réforme finale de la PAC ait abaissé de 7 à 5 % la surface de SIE prévue dans chaque exploitation. « Des pourcentages par-ci par-là, ce n’est pas suffisant et ce n’est pas notre objectif final », commente Pascal Canfin.

Les ONG sont très mobilisées sur la question des pesticides, qui touche de plus en plus les citoyens. Le 3 mai, à l’occasion de la dernière consultation sur la PAC, 258 000 Européens et 600 associations et entreprises ont signé pour soutenir la campagne Living Land, une opération lancée par le WWF, Birdlife Europe et le Bureau européen de l’environnement pour réclamer un modèle agricole plus sain et durable.

 

L’HYBRIDE LEGER VA ELIMINER LE DIESEL

La technologie de l’hybride léger, bien moins chère que la version classique, devrait équiper de plus en plus de véhicules. Cette technologie,permet de réduire de 10 % à 15 % la consommation et consiste à soulager le moteur thermique lors des phases d’accélération alors que les batteries se rechargent en récupérant l’énergie délivrée à la décélération.

lemonde.fr-le 12 juin 2017

La voie express Ploërmel-Vannes à Bohal

Afin de faire descendre la moyenne des émissions de dioxyde de carbone (CO2) de 118 grammes (g) au kilomètre aujourd’hui à 95 g à l’horizon 2020 puis 75 g vers 2025, les marques automobiles ne peuvent plus compter sur le diesel. Désormais diabolisé après avoir été vanté pour ses faibles émissions CO2, ce carburant est condamné à ne plus être utilisé que par les gros rouleurs et les véhicules utilitaires. Un « plan B  a pris de la consistance : celui que propose l’hybride léger (mild hybrid, en anglais). Un système qui associe un moteur à essence classique et un autre, électrique, alimenté par une batterie sous une tension de 48 volts.

Un hybride fonctionnant sous 48 volts,  peut tout de même réduire de 10 % à 15 % la consommation de carburant, en particulier s’il est utilisé sur des trajets urbains et périurbains.Surtout, il est beaucoup moins cher : son surcoût est estimé autour de 1 000 euros par voiture, un montant inférieur au supplément de prix imposé par l’achat d’un diesel. Autant de promesses qui ont achevé de convaincre les constructeurs à s’engager dans cette voie.

« Une tendance lourde »

Le nouveau Scénic de Renault peut d’ores et déjà être équipé d’un système hybride léger installé sur une version diesel. Un moyen de faire passer les émissions de CO2 sous la barre des 95 g, un seuil en deçà duquel la fiscalité des voitures de société est réduite.

Même les marques « premium » nourrissent des projets de véhicules hybrides en 48 volts. « C’est une tendance lourde, sur laquelle le groupe BMW travaille depuis longtemps », assure un porte-parole de la firme allemande.

« Le 48 volts, c’est l’hybride pour tous ; une Renault Clio ou Mégane pourra en être dotée sans être hors de prix », assure Michel Forissier, directeur recherche & développement de la division moteurs chez Valeo. « L’hybride léger va créer un effet de masse qui va contribuer à diviser son coût par deux d’ici deux à trois ans. Vers 2025, il devrait peser 10 % du marché mondial, soit 10 à 12 millions de véhicules par an », estime-t-il.

Outre qu’elle lisse et atténue les sollicitations imposées au moteur thermique, l’hybridation douce peut aussi transformer une voiture classique en un véhicule à transmission intégrale. Il suffit de loger un petit moteur électrique d’une puissance d’une vingtaine de chevaux, voire davantage, sur l’essieu arrière.

Montée en puissance des équipementiers

L’installation à grande échelle d’une batterie en 48 volts (parallèlement à celle de 12 volts qui alimente les phares ou la radio) marquerait le début d’une électrification progressive de l’automobile de M. Tout-le-Monde. Au-delà des avantages liés à l’hybridation, son intérêt consisterait aussi à découpler un nombre croissant de fonctions du moteur-essence qui sera, dès lors, moins sollicité.

Les attentes que suscite l’hybride 48 volts confirment une autre évolution en profondeur : la montée en puissance des équipementiers (Valeo, Faurecia, Delphi, Continental, Bosch…) dont la contribution à la valeur d’une voiture tutoie les 80 %. Désormais, ceux que l’on désignait avec un brin de condescendance sous le vocable de « sous-traitants » concentrent l’essentiel de la capacité d’innovation de l’industrie automobile.

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HUMIDITE DANS VOTRE MAISON ? CE QU’IL FAUT SAVOIR…

L’humidité dans une maison est nécessaire mais un excès de celle-ci peut s’avérer un véritable fléau. Comment repérer les premiers signes, quelles sont les causes et les conséquences de sa présence mais surtout, quels sont les traitements de l’humidité appropriés?

Source travaux.com- Juin 2017

Il est courant d’entendre les habitants se plaindre “d’une maison humide” lorsque la température baisse un peu. En effet une atmosphère humide fait ressentir la température de 4 degrés inférieure à ce qu’elle l’est réellement. Pourtant l’humidité dans une maison n’est pas toujours un problème, elle est même une composante essentielle: on chiffre entre 45 et 65% le taux idéal d’humidité pour une maison saine. Au delà de ce palier toutefois, l’humidité de la maison devient problématique pour le confort comme pour la santé des habitants.

Repérer une humidité excessive dans la maison

Indice numéro 1: La condensation. Celle-ci se déposera sur les parois les plus froides de votre maison. Attention donc aux carrelages et aux vitres mais aussi aux murs si vous avez du double vitrage. Une maison aux vitres constamment embuées devra vous mettre la puce à l’oreille.

Autre indice évident: les moisissures. Le développement de mousses de couleurs verte, bleues ou blanche ou encore de salpêtre sont des symptômes évident d’une humidité trop importante dans la maison.

Enfin, l’apparition de champignon comme la mérule qui s’attaque au bois sur vos menuiserie et mobilier peut-être symptôme d’une humidité très forte. Cependant une simple odeur de moisi persistante ou des vêtements constamment humides et froids peuvent suffire à vous intéresser au problème de l’humidité chez vous. N’oubliez pas qu’à terme, une maison à l’humidité trop importante peut entraîner des problèmes allergiques et respiratoires, et des rhumatismes pour ses habitants.

Humidité: différentes causes…

Les problèmes d’humidité ne sont pas forcément liés à l’âge de la construction. En effet, les symptômes que nous avons précédemment listés sont souvent causés par un problème de ventilation. La maison n’évacue pas bien l’air vicié que nous rejetons et qui est chargé de vapeur d’eau. Les maisons “thermos” ultra isolées sont donc aussi concernées!

D’autres raisons peuvent mener à des problèmes graves d’humidité (moisissure, salpêtres, mérules, on est bien au delà de la simple odeur de moisi ou des gouttelettes sur les vitres). Les infiltrations, par les murs ou par le sol (on parlera alors de remontées capillaires) sont alors à envisager comme causes de l’humidité. Un professionnel saura identifier la source du problème en réalisant un diagnostic établissant le taux d’eau présent dans votre maison à l’aide d’un testeur d’humidité. Son intervention est nécessaire pour trouver le traitement approprié et le mettre en œuvre.

 

Des traitement de l’humidité adaptés à chaque cas

Le cas le plus évident à traiter, est celui lié au problème de ventilation. Pour cela pas de gros travaux ni de grosses difficultés, il vous suffira d’améliorer cette dernière avec l’installation d’une VMC double ou simple flux, ou encore avec la mise en œuvre d’un puits canadien. La pose d’une peinture anti-humidité peut aussi se révéler efficace. Les problèmes liés aux infiltrations des murs par le sol ou les côtés, sont eux plus délicats à traiter. Dans le cas des remontées capillaires l’injection de résine ou le drainage du terrain devra alors être envisagé. …

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GLYPHOSATE: RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION IMMINENTE

La Commission européenne devrait proposer au mois de juin un renouvellement de 10 ans de l’autorisation du glyphosate, principe actif du Roundup, et herbicide le plus commercialisé au monde. Une discussion sur ce dossier explosif, déjà reportée, a finalement eu lieu ce 16 mai au sein du collège des commissaires.

Source Ouest France- 17 mai 2017

L'usage du glyphosate a été interdit à proximité de certains lieux, notamment les écoles.

L’autorisation en cours du glyphosate, qui a été prolongée de 18 mois faute de consensus entre les États membres, arrive à échéance à la fin de l’année.|

Le commissaire européen à la santé Vytenis Andriukaitis est à l’initiative de ce projet de compromis alors que son collègue à l’agriculture Phil Hogan était favorable à un renouvellement pour 15 ans. Mais d’autres plaidaient pour une durée inférieure à 10 ans, notamment les commissaires Vella (environnement) et Vestager (concurrence).

Cancérigène probable

Avant de présenter sa proposition, la Commission doit attendre que lui soit officiellement transmis le rapport de l’Agence européenne des produits chimiques. Lequel a conclu que le glyphosate ne doit pas être classé comme cancérogène. Ce n’est qu’ensuite, que le texte sera soumis au vote des États membres.

Cependant, le Centre international de recherche sur le cancer, dépendant de l’Organisation mondiale de la santé, a classé le glyphosate comme « cancérigène probable » en 2015. Analyse battue en brèche, ces derniers mois, par deux agences de l’UE : celle des produits chimiques (ECHA) et celle de la sécurité des aliments (Efsa). Qui ont, elles, conclu que tel n’est pas le cas.

De leur côté, les eurodéputés socialistes français Eric Andrieu et belge Marc Tarabella demandent « une stricte application du principe de précaution ». Selon les deux eurodéputés, les « Monsanto papers » ont montré qu’aux États-Unis, dès 1999, le géant américain avait caché certaines preuves du danger sanitaire de l’herbicide. De nouvelles révélations prouveraient que Monsanto a même payé des scientifiques pour parapher des études tendancieuses réalisées par ses propres équipes.

Le commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan, n’est pas sur cette longueur d’onde. Il a déjà indiqué qu’il soutiendra le renouvellement. Tout comme les organisations et coopératives agricoles majoritaires de l’UE, telle Copa-Cogeca, qui l’ont demandé dans une lettre adressée le 25 avril au président de la Commission, Jean-Claude Juncker, sur « la base de ces preuves scientifiques solides ».

La FNSEA soutient elle aussi l’utilisation du glyphosate. L’herbicide est apprécié des agriculteurs pour son efficacité et sa facilité d’emploi, certaines semences étant créées pour y résister, au contraire des plantes adventices qu’il détruit.

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COTES D’ARMOR: LE TERRITOIRE TRAVERSE UNE SECHERESSE EXCEPTIONNELLE

Les chutes de pluie ayant été très faibles fin 2016 en Bretagne, La situation est absolument exceptionnelle, c’est probablement la plus grave sécheresse connue de son histoire.

Source lemonde.fr- 15 mai 2017

 Même les années 1976 et 1990, qui servent de référence, n’ont pas eu un tel déficit pluviométrique. En temps normal, les mois de septembre et octobre permettent aux nappes phréatiques de se recharger. Mais cette année, il est tombé seulement 320 mm d’eau sur cette période, soit 36 % de moins que la normale. A cause de sa géologie faite de roches fracturées, le sous-sol de la Bretagne contient peu de nappes et celles-ci ne sont pas profondes. C’est l’inverse du bassin parisien, où les réserves sont immenses.

Pour l’instant, la sécheresse se voit peu mais les agriculteurs risquent d’être particulièrement touchés dans les prochains mois. Certains voient déjà leurs stocks fourragers diminuer fortement. Le risque est réel si le temps sec continue car l’herbe ne pousserait plus suffisamment. Les industriels aussi risquent de manquer d’eau. En Bretagne, ces deux secteurs ont l’habitude de puiser dans des forages privés. Une fois ceux-ci épuisés, ils pourraient soudainement se reporter sur le réseau de distribution d’eau potable.

Nos données sur la consommation d’eau laissent présumer que certaines de ces nappes sont déjà à sec. Paradoxalement, les quatre barrages qui alimentent la majorité du département sont pleins car nous avons fait l’effort de constituer des stocks suffisants pour passer l’été sans difficulté. Pour cela, il a fallu retenir les débits, ce qui explique le faible niveau des rivières.

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PERMACULTURE: LE SCORE DE JOSEPH, 300kg POUR 30 m2 et 5H DE TRAVAIL PAR SEMAINE

Joseph cultive son jardin et chaque année, il arrive à y faire pousser 300 kg de légumes. De quoi largement subvenir à ses besoins et ceux de sa femme. Les Français mangent en moyenne 125 kg de fruits et légumes par an

Source lefigaro.fr- le 15 mai 2017

On peut en effet parler d’exploit, car . Salades, radis, tomates, carotte, betteraves se côtoient, se cultivent ensemble, grâce au principe de la permaculture et des «connexions fonctionnelles» qui consistent à bien positionner chaque élément du jardin en se calquant sur le modèle de la nature. On pourrait croire que Joseph, 34 ans, a toujours fait ça, ou vient d’un milieu agricole. Et pourtant, ça ne fait que six ans qu’il a un jardin. En plein centre-ville, en Seine-Maritime, à Sotteville-Lès-Rouen, son terrain n’est pas plus grand qu’un autreLe potager fait 25 m2, la serre 5 m2. Un petit verger de 10 m2 accueille aussi des pommiers, de la vigne, des kiwis, un poirier et un figuier. En petits fruits, il a un mûrier, des framboisiers, du cassis, des groseille, des myrtilles, des airelles, des baies de goji, des fraises, du sureau, de la rhubarbe…

Sans gants et sans outils

Comment fait-on pour cultiver 300 kg de légumes sur une surface de 30 m2? Sans gants et sans outils! «Avec une grelinette éventuellement, concède Joseph, pour aérer le sol sans le retourner, juste par un petit mouvement de levier. Cela permet de laisser les couches de terre telles quelles.» La petitesse de son jardin l’a obligé à repenser l’espace. Une contrainte devenue opportunité. Il faut optimiser chaque mètre carré de l’espace. Et c’est avec la technique de la permaculture, qui s’inspire de l’écologie naturelle, qu’il a réussi à produire en grande quantité, tout en améliorant la qualité du sol, ce qui fait que plus on produit, plus on produit! Joseph le remarque chaque jour, de plus en plus de vers de terre et d’insectes vivent dans le sol, ça grouille, ça vit et ça permet de nourrir la terre, de la rendre plus fertile. Aucun pesticide n’est utilisé bien sûr.  «Quand j’ai vu les pucerons débarquer sur mon pommier, j’ai été très tenté d’utiliser le savon noir pour limiter l’invasion, mais c’était compter sans l’aide des auxilliaires, les insectes qui vont chasser les ravageurs». Il faut donc observer la biodiversité de son jardin, sans trop agir, laisser faire. C’est la clé.

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LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE S’ACCELERE

L’espoir de maintenir la hausse de la température moyenne sous la barre fatidique des 2 °C s’éloigne de plus en plus. Alors qu’ à Bonn (Allemagne), la session annuelle des négociations climatiques se poursuit. Selon les données du National Climatic Data Center (NCDC) américain, le premier trimestre de l’année en cours est en effet le deuxième plus chaud jamais enregistré, à moins de 2/10ede degré Celsius derrière les trois premiers mois de l’année 2016.

Source lemonde.fr-10 mai 2017

Depuis 2014, les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) semblent toutefois stagner autour de 41 milliards de tonnes par an – en incluant les émissions dues à la déforestation et à l’utilisation des sols. Mais ce palier se situe à un niveau élevé et l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère, principale cause du réchauffement en cours, ne faiblit pas. Le 5 mai, un nouveau record était atteint, avec une concentration atmosphérique de CO2 de plus de 410 parties par million (ppm) relevé au laboratoire de Mauna Loa – un niveau jamais atteint depuis le pliocène, il y a quelque 2 millions d’années.

Aujourd’hui, plus personne ou presque ne nourrit encore l’espoir de nous maintenir sous le seuil de 1,5 °C de réchauffement, pourtant inscrit dans le marbre de l’accord de Paris, adopté en décembre 2015 au terme de la COP 21.

Les phénomènes s’aggravent

Non seulement les températures moyennes continuent de s’élever inexorablement, mais tous les phénomènes liés à l’élévation du mercure s’accentuent. Les surfaces de banquise, en Arctique tout comme en Antarctique, ont atteint des niveaux exceptionnellement bas tout au long de 2016. Au mois de novembre, le déficit de glaces de mer par rapport à la moyenne 1980-2010 affichait 4 millions de km2, une anomalie sans précédent connu à cette période de l’année. Aucun rebond ne se fait jour depuis début 2017 : au nord comme dans l’hémisphère austral, les surfaces de banquise sont nettement en deçà des normales.

LE DERNIER EL NIÑO LAISSE COMME DES STIGMATES DANS LE SYSTÈME CLIMATIQUE

Les températures élevées ne contribuent pas uniquement à la réduction des superficies de banquises : elles endommagent également la productivité biologique de l’océan. Depuis 2016, comme de nombreux autres récifs tropicaux, la Grande Barrière de corail, en Australie, a été touchée par un phénomène de blanchissement et de mortalité des coraux à grande échelle.

La montée du niveau marin s’est accélérée au cours des deux dernières décennies. Celle-ci aurait été 25 % à 30 % plus rapide entre 2004 et 2015 qu’entre 1993 et 2004… En cause : la perte de glace des calottes polaires du Groenland et de l’Antarctique qui s’accélère fortement depuis vingt ans.

Des scientifiques perplexes

A cette accélération de fond viennent s’ajouter des sursauts ponctuels. Le puissant Niño de 2015-2016 a fait bondir le niveau des mers. Selon l’OMM, celui-ci s’est élevé de 1,5 centimètre entre les mois de novembre 2014 et de février 2016 – soit quatre à cinq années de hausse moyenne en moins de seize mois.

Plus étonnant : certaines manifestations de ce dernier Niño semblent n’avoir pas disparu avec lui, laissant comme des stigmates dans le système climatique. Ainsi, des accumulations d’eaux chaudes dans le Pacifique, au large de pays d’Amérique centrale, ont-elles persisté alors même que les indices majeurs marquant l’activité d’un Niño avaient disparu… Ces étrangetés climatiques, qui plongent les scientifiques dans la perplexité, sont à l’origine des pluies diluviennes et des coulées de boue qui ont frappé en mars la Colombie et le Pérou, causant plusieurs centaines de morts.

Dans le Pacifique, la situation actuelle est suffisamment inhabituelle pour que les scientifiques de la NOAA prévoient un retour possible d’El Niño avant la fin de l’année. Généralement, l’« enfant terrible du Pacifique » revient tous les trois à sept ans, et un retour si rapide n’a jusqu’à présent été observé qu’il y a plus d’un demi-siècle. Difficile, toutefois, d’affirmer qu’il s’agit là d’une nouvelle manifestation du réchauffement en cours.

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CONCOURS DE L’INNOVATION IDEOSE DE REDON : LE MULOT A GAGNE

Le pays de Redon a célébré ses entrepreneurs, jeudi 27 avril, au Ciné Manivel, avec humour, lors de la cérémonie de remise des prix du premier concours Idéose. La cérémonie s’est déroulée devant près de 280 personnes, avec Anthony Serazin à l’animation.

62 candidatures

Orchestré par le Groupement d’intérêt public (GIP) du pays de Redon-Bretagne Sud, le concours avait débuté en janvier. « Nous avons reçu 62 candidatures, avec des projets d’une grande richesse, résume Charlotte Chelala, l’organisatrice. Nous sommes très contents, mais pas surpris, car nous connaissons l’excellente dynamique entrepreneuriale du territoire. »

Mais il a fallu faire des choix pour accorder six prix, dont un spécial du jury (au magazine Cactus). « Un exercice frustrant », souligne Anne Patault, la présidente du Campus.

Le palmarès

Oser agir pour le territoire.

Vincent Haëntjens a été sélectionné pour son réseau local Le- Mulot.fr qui regroupe la demande rurale d’un périmètre situé entre Vannes et, Ploërmel et Redon pour le porter à des entreprises locales. Véritable place de village numérique qui pratique chaque semaine des groupages d’énergie, et organise l’intervention d’un réseau d’artisan de proximité et hyper sélectionné , tout est mis en oeuvre pour dynamiser l’économie locale et faire faire des économies sur l’habitat aux habitants du territoire.

Sur le tapis rouge du cinemanivel, la presse est là…

Prix Oser créer.

La jeune photographe Lucie Mahé a été récompensée dans cette catégorie réservée aux entreprises de moins de deux ans.

Lucie Mahé, récompensée du prix Oser créer, répond aux sollicitations de ses fans sur le tapis rouge.

Lucie Mahé, récompensée du prix Oser créer, répond aux sollicitations de ses fans sur le tapis rouge. | Léo Schmitt/Ouest-France

 

Oser rêver.

Dans la catégorie réservée aux lycéens, Nathan Rousselot et Simon Dousset ont été les plus convaincants. Les deux lycéens de l’établissement Marcel-Callo souhaitent proposer « des formations gratuites, notamment en informatique, pour les demandeurs d’emploi, les étudiants et les personnes en reconversion professionnelle ».

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Oser changer de cap.

Garcin Quiquine a, lui, parfaitement réussi sa reconversion, passant d’agent à EDF à gérant de son entreprise d’accompagnement des seniors, Dometvie. Il a reçu le prix Oser changer de cap.

 

Garcin Quiquine, lauréat du prix Oser changer de cap, au micro.
Garcin Quiquine, lauréat du prix Oser changer de cap, au micro. | Léo Schmitt/Ouest-France

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE TERREAU DU TERRORISME ?

Le changement climatique est un des facteurs qui facilite le développement du terrorisme et du crime organisé, selon un rapport allemand publié ce jeudi. L’étude met notamment en avant la vulnérabilité des États qui se retrouvent incapables de pallier les conséquences des changements environnementaux pour leur population.

Source reporterre- 20 avril 2017

 

Terrorisme et changement climatique ? Les deux n’ont apparemment rien à voir. Et pourtant, un rapport publié ce jeudi 20 avril par le think tank allemand Adelphi [1] est clair : « Le changement climatique ne crée pas les terroristes, mais il contribue à créer un environnement favorable à son développement ».

Plus largement, le document, intitulé « Insurrection, terrorisme et crime organisé face au réchauffement climatique », s’intéresse aux « organisations armées non étatiques ». Parmi elles, des groupes terroristes tels que l’État islamique, Boko Aram ou les talibans, mais aussi le crime organisé avec les mafias ou les réseaux internationaux de trafic de drogue. Malgré des objectifs et des modes d’action très divers, on peut trouver quelques points communs : l’usage de la violence — qui fait concurrence à celle de l’État — et la mise en place d’activités illégales comme source de revenus — trafic de drogue et d’êtres humains ou exploitation illégale des ressources naturelles par exemple.

Même si le terrorisme ou la mafia ne datent pas d’hier, le rapport remarque d’abord que l’implication de ces groupes armés non étatiques dans les conflits est croissante. « Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la nature des conflits a changé, passant d’une prédominance de conflits entre États à des guerres civiles ou à des conflits armés à l’intérieur des États », note-t-il. « On ne sait pas si les organisations armées non étatiques font de plus en plus de morts. Mais ce dont on est certain, c’est qu’elles sont de plus en plus nombreuses, et qu’elles sont de plus en plus impliquées dans les conflits dans le monde », explique à Reporterre Lukas Rüttinger, auteur du rapport et responsable de projet chez Adelphi.

De sévères sécheresses ont provoqué un rétrécissement du lac Tchad, où prospère Boko Haram

Le bassin du lac Tchad.

De sévères sécheresses ont provoqué un rétrécissement du lac Tchad, ressource essentielle pour les populations qui vivent autour au Niger, au Nigeria, au Tchad et au Cameroun. Ceci, allié à une croissance de la population, à une surexploitation des sols et de l’eau, et à une pauvreté extrême des populations, a donné « un terreau fertile au développement de groupes (…) tels que Boko Haram », notent les auteurs. Dans la région, le groupe terroriste n’a ainsi pas de mal à recruter. « Les jeunes peuvent se sentir marginalisés et délaissés par l’État, alors que les groupes armés leur offrent une sécurité économique et une possibilité de s’identifier », estime Lukas Rüttinger.

La région du lac Tchad connaît une crise humanitaire alors que la violence provoque des déplacements importants de population.

En Syrie, là encore, le changement climatique a tari les ressources en eau, par ailleurs mal gérées, alors que la population croissait. « 10 des 12 hivers les plus secs depuis le début du XXe siècle ont été observés durant ces 20 dernières années », note le document. Or, « quand les manifestations de contestation du régime ont démarré, la Syrie subissait la sécheresse depuis cinq ans, rappelle le chercheur. C’est la plus longue que le pays ait connue depuis qu’existent les mesures. Cela a conduit à un exode rural. Les villes ont dû faire face à un afflux de population alors qu’elles accueillaient déjà les réfugiés irakiens. Le changement climatique a été l’un des facteurs de pression qui ont amené à l’éclatement du conflit syrien. » Une situation dont a su profiter l’État islamique, qui a pris le contrôle de la précieuse ressource en eau. Cela lui a permis de se substituer à l’État en offrant des services à la population et en la recrutant dans ses rangs, mais aussi d’utiliser cet or bleu « comme une arme, notamment en endommageant les infrastructures, en provoquant des pertes de récoltes ou en empoisonnant l’eau », précise le rapport.

Autre région étudiée pour l’étude d’Adelphi : le Guatemala, en Amérique centrale. Le pays est l’un des dix pays les plus touchés par des événements climatiques extrêmes dans le monde. Tant les sécheresses que les inondations vont être de plus en plus fréquentes à cause du changement climatique, alors que l’économie repose notamment sur les cultures d’exportation telles que le café et la canne à sucre. Les réseaux de criminalité organisée, depuis les gangs dans les quartiers jusqu’aux trafics de drogue internationaux, y ont bénéficié de « niveaux bas de développement rural, de la dégradation de l’environnement, de la dépendance à des récoltes sensibles au climat qui ont rendu la population vulnérable au changement climatique », estime le document. L’exode rural, en alimentant les villes, a aussi nourri les gangs qui y recrutent.

 

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SUCCES DU GROUPAGE VIN ! ET PROLONGATION

Dépassé par les commandes… Nous avons pris la décision de faire venir un complément de livraison pour le chateau Malfart cuvée prestige 2014

Château Malfart

Ce Bordeaux a un nez enjoleur et une robe profonde, on retrouve des notes prononcées de fruits noirs, un généreux bouquet et une structure bien équilibrée, des tannins fondus, un excellent potentiel de garde !

Cépages:

70% de merlot
20% de cabernet sauvigon
10% de cabernet franc

Chateau Malfart est un vin bio, tous les traitements des feuilles et des grappes sont écologiques, le vieillissement est en fût de chêne. Proposé par carton de 6 bouteilles au prix de 4,80€ la bouteille.

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